Proche-Orient – La coalition anti-Etat Islamique déjoue une attaque en Syrie

Publié

Proche-OrientLa coalition anti-État Islamique déjoue une attaque en Syrie

La coalition internationale antidjihadistes, emmenée par les États-Unis, a détruit des sites de lancement de roquettes dans le nord-est de la Syrie.

Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, le 3 septembre 2021 en Virginie.

Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, le 3 septembre 2021 en Virginie.

Getty Images via AFP

Les forces de la coalition opposée au groupe État islamique ont annoncé mardi avoir déjoué une attaque dans la région de Deir-Ezzour, dans le nord-est syrien, au lendemain du deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani.

Après avoir repéré «plusieurs sites de lancement de roquettes qui représentaient un risque imminent», les forces de la coalition ont «éliminé la menace» par des frappes aériennes, a indiqué dans un communiqué un responsable de la coalition internationale antidjihadistes emmenée par les États-Unis.

Les roquettes visaient une base américaine appelée «Green Village», dans la vallée de l’Euphrate où des combattants du groupe État islamique sont encore actifs et où les forces américaines continuent de coopérer avec les Forces démocratiques syriennes (FDS).

«Menace grave»

Les tirs à distance de roquettes et de missiles «représentent une menace grave pour les civils du fait de leur manque de précision» et les forces de la coalition «se réservent le droit de se défendre», a ajouté le responsable ayant requis l’anonymat.

Questionné sur les auteurs possibles de cette attaque, la troisième en moins de 48 heures dans la région après celles qui ont visé mardi la base aérienne d’Aïn Al-Assad, dans l’ouest de l’Irak et lundi l’aéroport international de Bagdad, le porte-parole du Pentagone, John Kirby a indiqué ne pas pouvoir les identifier. «Cela dit, nous continuons à voir nos forces en Irak et en Syrie menacées par des milices soutenues par l’Iran», a-t-il ajouté.

Ces attaques, dont aucune n’a fait de victime, interviennent alors que l’Irak a commémoré l’assassinat par les États-Unis de Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et de son lieutenant irakien, tués par un tir de drone des États-Unis en Irak le 3 janvier 2020. Quelque 900 soldats américains restent déployés dans le nord-est syrien et sur la base d’Al-Tanf dans le sud, aux confins de l’Irak et la Jordanie.

(AFP)

Ton opinion