28.11.2016 à 07:52

BerneLa coalition de gauche triomphe à l'exécutif

Les élections municipales de Berne ont permis à la coalition de gauche de maintenir sa position dominante.

Keystone

Les élections municipales de Berne ont permis à la coalition de gauche de maintenir sa position dominante. L'alliance, au pouvoir depuis 1992, a ravi quatre des cinq sièges de l'exécutif. Reto Nause (PDC) a été réélu, alors qu'Alexandre Schmidt (PLR) perd son siège.

Alec von Graffenried (Verts Liste Libre), qui a obtenu le meilleur résultat, avec 31'127 voix, fait son entrée au gouvernement de la ville de Berne. Il est suivi par Franziska Teuscher (Alliance verte), qui a elle recueilli 27'866 voix.

L'actuelle directrice des travaux publics de la ville, Ursula Wyss (PS), se classe troisième, avec 26'160 voix. Son collègue de parti Michael Aebersold accède à l'exécutif avec 23'351 voix.

Quant à Reto Nause (PDC), il est réélu avec 11'033 voix.

Celui ou celle qui succédera au maire sortant, Alexander Tschäppät (PS), de la Ville de Berne n'est donc pas encore connu puisque lors de ce premier tour, personne n'a atteint la majorité absolue. Le second tour est prévu le 15 janvier et théoriquement, les cinq personnes élues au Conseil municipal peuvent y participer.

Ursula Wyss, considérée comme la favorite, va discuter de sa candidature avec l'alliance rose-verte-centre, a-t-elle souligné. Élu avec le meilleur résultat, Alec von Graffenried a lui laissé transparaître qu'il s'alignerait en janvier. Quant à Reto Nause, il s'est retiré de la course et a signalé son soutien à Alec von Graffenried.

Parlement dominé

Au Parlement, la coalition de gauche sort renforcée grâce notamment aux jeunes socialistes qui se sont octroyés d'entrée deux sièges. La jeunesse alternative et la gauche alternative ont également progressé. Au centre, le PBD a perdu des plumes. Il détient encore trois des sept sièges dont il disposait au Conseil de ville.

Dans le camp bourgeois, le PLR a ravi un siège à l'UDC. Au total, le bloc de gauche obtient plus de 40 sièges des 80 que compte le Parlement. Le centre s'est affaibli, la droite reste stable.

Irrégularités

Ces élections ont été marquées par des irrégularités. Environ 300 bulletins ont dû être invalidés: tous portaient la même écriture. La chancellerie déposera une plainte pénale, a-t-elle annoncé en fin de soirée.

(ats)

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