Yémen: La coalition dément l'usage de bombes à sous-munitions

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YémenLa coalition dément l'usage de bombes à sous-munitions

Alors qu'une ONG a dénoncé l'utilisation de certains matériels de guerre, la coalition arabe dément.

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Afin de prévenir la propagation de la pandémie, la coalition militaire menée Ryad observera un arrêt des combats dès jeudi. (7 avril 2020)

Afin de prévenir la propagation de la pandémie, la coalition militaire menée Ryad observera un arrêt des combats dès jeudi. (7 avril 2020)

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La coalition menée par l'Arabie saoudite a visé lundi des sites de missiles balistiques et de drones de rebelles houthis à Sanaa. (30 mars 2020)

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La guerre au Yémen a un «impact dévastateur» sur la santé mentale des enfants, selon l'ONG Save the Children. (23 mars 2020)

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La coalition arabe, conduite par l'Arabie saoudite, a démenti dimanche utiliser des bombes à sous-munitions dans ses opérations militaires au Yémen. Cette éventualité a été mentionnée par une organisation de défense des droits de l'Homme et par les Nations unies.

«Nous démentons utiliser des bombes à sous-munitions à Sanaa», a déclaré à l'AFP le général de brigade saoudien Ahmed al-Assiri, porte-parole de la coalition. Il réagissait à un rapport de Human Rights Watch (HRW) publié jeudi qui cite des habitants de Sanaa parlant de bombes à sous-munitions dans une attaque de la coalition menée le 6 octobre.

Informations «troublantes»

Le lendemain, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait fait état d'«informations troublantes» sur l'utilisation de bombes à sous-munitions dans une attaque sur Sanaa. Il a averti que l'usage de telles armes pour bombarder des zones peuplées «pourrait constituer un crime de guerre».

«Je pense qu'il s'agit d'un rapport très faible», a rétorqué le général Assiri à propos du document de HRW, ajoutant qu'il «n'apporte aucune preuve» tangible sur l'utilisation de bombes à sous-munitions. Selon lui, HRW a évoqué un type de bombes à sous-munitions «qui ne fait pas partie des stocks» de la coalition.

Il a affirmé en outre que 90% des opérations de la coalition à Sanaa étaient dirigées contre les lanceurs de missiles Scud. «On ne peut pas utiliser des bombes à sous-munitions contre des lanceurs de missiles Scud», a-t-il souligné.

Lourd tribut civil

La communauté internationale s'inquiète du lourd tribut payé par les civils dans le conflit au Yémen qui oppose les rebelles chiites contrôlant la capitale et une bonne partie du nord du Yémen aux forces du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Il a fait près de 6000 morts, dont 2800 parmi les civils, et a déclenché une grave crise humanitaire.

Une bombe à sous-munitions consiste en un conteneur dispersant à l'impact de nombreux petits projectiles explosifs sur une large surface. Considérée comme particulièrement meurtrière, elle est interdite par une convention internationale datant de 2008. Ni l'Arabie saoudite ni le Yémen n'ont signé ce traité.

(ats)

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