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Territoriales en CorseLa coalition nationaliste en tête au 1er tour

Les 234'000 électeurs étaient appelés dimanche à voter pour choisir les 63 élus d'une nouvelle instance inédite.

La liste nationaliste conduite par le leader autonomiste Gilles Simeoni («Pè a Corsica», pour la Corse) est arrivée dimanche en tête du premier tour des élections territoriales. Elle a réuni 45,36% des suffrages, selon les résultats définitifs.

La première réaction de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse sortant -https://t.co/E3rULwPg6bpic.twitter.com/POD3FQeX6d— France 3 Corse (@FTViaStella) 3 décembre 2017

Largement favori, le président de l'exécutif sortant qui a rallié une partie des indépendantistes a exprimé «sa joie et son émotion» depuis Bastia, à l'issue d'un scrutin marqué par une forte abstention (47,83%) au sein des quelque 233 998 électeurs insulaires. En 2015, cette même liste d'union avait réalisé un score de 35,34%.

La première réaction de Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio - https://t.co/E3rULwPg6bpic.twitter.com/ktYyYfaUoR— France 3 Corse (@FTViaStella) 3 décembre 2017

Une vague de dégagisme, encouragée par les scandales politico-financiers à gauche et de la division de la droite, a permis à la mouvance de placer trois députés au Palais Bourbon lors des élections législatives de juin dernier, pour la première fois de son histoire.

L'autre liste nationaliste «Core in fronte»(le coeur devant), revendiquant l'indépendance et conduite par Paul-Félix Benedetti, rate elle son pari et réalise un score de 6,69 %. Il est très peu probable qu'elle fusionne avec les autonomistes.

Fusion improbable

Loin derrière le raz-de-marée provoqué par Gilles Simeoni qui arrive en tête dans la plupart des 362 communes insulaires, dont Ajaccio, bastion de la droite, la deuxième place revient à la liste de droite libérale et régionaliste conduite par Jean-Martin Mondoloni, A strada di l'avvene, la voix de l'avenir (14,97%).

«Voir plus grand», l'autre liste à droite soutenue par les Républicains et portée par Valérie Bozzi réunit pour sa part 12,77% des suffrages. Le maire de Bonifacio, Jean-Charles Orsucci, «Andà per dumane, en marche pour l'avenir» (11,26%) - qui portait les couleurs de la République en Marche - finit sur la quatrième marche du podium.

La première réaction de Marcel Francisci, président de la fédération de Corse-du-Sud du parti Les Républicains - https://t.co/E3rULwPg6bpic.twitter.com/7Qn7IyuGuw— France 3 Corse (@FTViaStella) 3 décembre 2017

L'idée d'une fusion de ces trois listes prônant à divers degrés leur attachement aux valeurs républicaines est désormais «improbable», rapportent des observateurs.

Second tour

La liste commune des communistes et des Insoumis totalise 5,68%, seuil qui pourrait lui permettre de fusionner. Mais, selon les engagements de sa tête de file pendant la campagne, Jacques Casamarta, elle ne s'alliera pas avec les macronistes corses.

Ce faible score a été conspué dans la soirée par Jean-Luc Mélenchon qui avait dénoncé une «tambouille» électorale avant le premier tour. Avec 3,28 %, le Front National est éliminé dès le premier tour et quitte les rangs de l'hémicycle corse où il avait regagné quatre élus en 2015.

Pour le second tour de dimanche prochain, les nationalistes sont idéalement placés pour remporter la majorité absolue des 63 conseillers qui composeront la première Assemblée de Corse.

Issue de la fusion de l'actuelle collectivité territoriale et des deux conseils départementaux, cette entité délibérante sera installée le 2 janvier 2018.

(ats)

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