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EntreprisesLa Comco se voit comme l'avocate de la concurrence

Le «gendarme anti-cartels» évoque ses principaux faits d'armes de l'an dernier, dont l'objectif vise à garantir le maintien de «marchés ouverts».

Le président de la Commission de la concurrence (Comco) Vincent Martenet.

Le président de la Commission de la concurrence (Comco) Vincent Martenet.

ARCHIVES, Keystone

La Commission de la concurrence (Comco) a vanté ses qualités d'«avocate de la concurrence» à l'occasion du bilan annuel de son activité. Un rôle qui la voit informer et conseiller les entreprises et les institutions publiques, a indiqué ce jeudi 9 avril à Berne son président Vincent Martenet.

La Comco est revenue sur ses principaux faits d'armes de l'an dernier, dont l'objectif vise à garantir le maintien de «marchés ouverts». L'organe de la Confédération a mentionné à ce titre les décisions touchant aux machines à café Jura et à l'Agence Télégraphique Suisse (ats).

Dans le premier cas, le «gendarme anti-cartels» dit avoir confirmé sa pratique selon laquelle le commerce en ligne «est un élément important pour l'encouragement de la concurrence qui ne doit en principe pas être entravé».

En ce qui concerne l'ats, la Comco relève avoir démontré que «des entreprises en position dominante n'ont pas le droit de verrouiller le marché avec des contrats exclusifs et des discriminations ciblées en défaveur de leurs concurrents».

Pratique dommageable

Toute forme de coordination sur les prix entre concurrents constitue en principe un cartel considéré comme dommageable aussi bien pour l'économie que pour les consommateurs, a encore noté la Comco.

Des ententes sur les prix peuvent toutefois être exceptionnellement justifiées, comme le gendarme anti-cartels l'a décidé dans le cas des commissions d'interchange coordonnées en matière de cartes de crédit.

(ats)

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