Escalade de violence - La communauté internationale réagit à la situation au Proche-Orient
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Escalade de violenceLa communauté internationale réagit à la situation au Proche-Orient

De nombreux pays ont appelé à la désescalade de la violence entre Israël et la Palestine, notamment afin de protéger les civils.

Les tirs de roquettes ont fait de nombreuses victimes, notamment chez les civils.

Les tirs de roquettes ont fait de nombreuses victimes, notamment chez les civils.

AFP

Exhortations à la retenue, appel à donner «une leçon à Israël» ou encore accent mis sur le droit de l’État hébreu à se défendre, les réactions internationales ont continué de se multiplier mercredi face à l’affrontement armé toujours plus meurtrier entre le Hamas et Israël.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu une nouvelle réunion d’urgence, mais a échoué à nouveau à s’entendre sur une déclaration en raison d’une opposition persistante des États-Unis à l’adoption de tout texte, selon des diplomates.

Suisse

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) témoigne dans un communiqué de son inquiétude par rapport à l’escalade de la violence en cours en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés. Il a réitéré son appel à respecter le droit international, condamnant les «attaques indiscriminées contre la population et les infrastructures civiles.»

Le DFAE continue d’encourager une solution à deux États en se basant à nouveau sur le droit international ainsi que sur les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

États-Unis

Les États-Unis, qui vont envoyer un émissaire au Proche-Orient, estiment qu’Israël a un «devoir supplémentaire d’essayer de faire tout son possible pour éviter les victimes civiles», selon le chef de la diplomatie américaine.

Tout en reconnaissant le droit d’Israël à défendre sa population, Antony Blinken a souligné que les images d’enfants palestiniens morts étaient «déchirantes».

Royaume-Uni

«J’exhorte Israël et les Palestiniens à reculer du bord du gouffre et les deux parties à faire preuve de retenue», a lancé le premier ministre britannique Boris Johnson, qui réclame une «désescalade urgente».

Union européenne

L’UE a appelé à «l’arrêt immédiat» des violences en Israël et dans les Territoires palestiniens pour «éviter un conflit plus large», dans une déclaration du chef de la diplomatie européenne.

«Le lancement aveugle de roquettes par le Hamas et d’autres groupes en direction des civils israéliens est inacceptable. Tout en reconnaissant le besoin légitime d’Israël de protéger sa population civile, la réponse doit être proportionnée et faire l’objet d’une retenue maximale dans l’usage de la force», a plaidé Josep Borrell.

De son côté, le président du Conseil européen Charles Michel s’est dit «très inquiet par la montée récente de la violence et des attaques sans discrimination».

France

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves le Drian a dit craindre que le «cycle de violences en cours» ne conduise à «une escalade majeure», et estimé qu’il fallait tout mettre en œuvre pour éviter un nouveau «conflit meurtrier» avec la bande de Gaza, qui en a déjà connu trois en moins de 15 ans.

Peu avant, le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères, Clément Beaune, avait jugé que les «États-Unis doivent s’impliquer» car ils ont «les principaux leviers diplomatiques».

Allemagne

Berlin a affirmé le «droit» d’Israël «à se défendre face aux attaques» du Hamas «dans le cadre de la légitime défense».

Les tirs de roquette contre les villes israéliennes ont pour objectif «de tuer des gens sans discernement et arbitrairement», a insisté le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Russie

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi à la «désescalade», lors d’une conversation avec son homologue turc.

Selon le Kremlin, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan «ont exprimé leur profonde préoccupation face aux combats qui se poursuivent, à l’augmentation du nombre de morts et de blessés».

Turquie

Mais de son côté, la présidence turque a fait état de positions bien plus offensives de Recep Tayyip Erdogan qui, dans cet entretien téléphonique, a «souligné qu’il était nécessaire que la communauté internationale donne une leçon ferme et dissuasive à Israël».

CPI

«Je note avec vive inquiétude l’escalade de la violence en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ainsi qu’à l’intérieur et autour de Gaza», a tweeté la procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), préoccupée particulièrement par «la possible commission de crimes dans le cadre du statut de Rome», texte fondateur de la juridiction.

L’Organisation de la coopération islamique

L’OCI a condamné mardi «dans les termes les plus forts les attaques répétées des autorités d’occupation israéliennes contre le peuple palestinien», a déclaré l’organe panislamique basé dans la ville saoudienne de Djeddah.

L’Organisation a également condamné «la poursuite par les forces d’occupation israéliennes de leurs programmes coloniaux – construction de colonies, tentatives de confiscation des propriétés palestiniennes, expulsion forcée des Palestiniens de leurs terres».

(AFP)

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