Actualisé 27.09.2019 à 09:15

La compagnie aérienne qui permet de fuir les bébés

Voyage

Sur le site de Japan Airlines, la position des enfants de 0 à 2 ans est indiquée dans l'avion. Utile quand on réserve son siège.

par
Le Matin

Avoir un petit enfant qui pleure à proximité peut transformer un long vol en expérience fort désagréable.

Ceux qui redoutent de se retrouver assis à côté d'un bébé dans un avion, car il risque de pleurer et crier, disposent déjà de quelques trucs: éviter les premiers rangs de chaque classe, car c'est là que des hamacs ou des landaux pour petits enfants peuvent être accrochés contre la paroi. Ou alors choisir des sièges sur la rangée des sorties latérales de secours, car les petits enfants y sont interdits, susceptibles de gêner une évacuation d'urgence.

Mais cela ne garantit pas qu'un bébé ne se retrouve tout de même pas proche de vous, sur la rangée de devant ou de derrière. La compagnie Japan Airlines a trouvé un moyen tout simple de remédier à cet inconvénient. Sur son site Internet, au moment de de réserver votre place, le plan d'occupation de la cabine indique par une icône où se trouvent les enfants de 0 à 2 ans. Qu'ils soient d'ailleurs sur leur propre siège ou sur les genoux d'un de leurs parents. Et il est clairement mentionné que cette fonction sert à «faire savoir aux autres passagers qu'un petit enfant peut se trouver là». Les allergiques aux vagissements ont donc l'opportunité de réserver un fauteuil le plus loin possible de ces icônes.

Une icône de tête d'enfant apparaît sur le plan d'occupation de la cabine. Japan Airlines

La méthode n'est toutefois pas infaillible, comme le précise Japan Airlines. Si les places pour les enfants ont été réservées autrement que via le site ou par un tour operator, les icônes n'apparaîtront pas, tout comme s'il y a un changement d'appareil de dernière minute.

Le «Guardian», qui rapporte cette nouvelle, indique que la démarche a été saluée par certains sur les réseaux sociaux, heureux de pouvoir s'éviter une promiscuité bruyante sur de longs vols: «Cela devrait être obligatoire», tweete quelqu'un. Mais d'autres critiquent la démarche: «Nous avons tous été des bébés, nous ferions mieux d'apprendre la tolérance. Sinon, il faudra aussi bientôt indiquer où sont assis les baveurs, ceux qui respirent par la bouche ou les ivrognes.»

Michel Pralong

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