Collision de Millas: La conductrice du bus placée en garde à vue

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Collision de MillasLa conductrice du bus placée en garde à vue

Les «constatations matérielles» vont «plutôt dans le sens d'une barrière fermée» du passage à niveau où a eu lieu la collision entre un train et un bus scolaire.

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Le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) a estimé que «le scénario le plus probable» de l'accident de Millas était une défaillance de la conductrice du car. (Vendredi 17 mai 2019)

Le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) a estimé que «le scénario le plus probable» de l'accident de Millas était une défaillance de la conductrice du car. (Vendredi 17 mai 2019)

A Saint-Féliu-d'Avall, village dont toutes les jeunes victimes étaient originaires, balayé par un vent froid, plusieurs milliers de personnes ont assisté à l'hommage (jeudi 21 décembre 2017).

A Saint-Féliu-d'Avall, village dont toutes les jeunes victimes étaient originaires, balayé par un vent froid, plusieurs milliers de personnes ont assisté à l'hommage (jeudi 21 décembre 2017).

AFP
La conductrice d'un car scolaire entré en collision avec un train à Millas dans le sud de la France, qui avait tué six collégiens, a été inculpée pour homicides et blessures involontaires. (Mercredi 20 décembre 2017)

La conductrice d'un car scolaire entré en collision avec un train à Millas dans le sud de la France, qui avait tué six collégiens, a été inculpée pour homicides et blessures involontaires. (Mercredi 20 décembre 2017)

AFP

La conductrice du car scolaire dont la collision avec un train a fait six morts jeudi en France a été placée mardi en garde à vue, les «constatations matérielles» allant «plutôt dans le sens d'une barrière fermée» du passage à niveau où a lieu le drame.

La «cause exacte» de l'accident n'est cependant pas encore «déterminée», a dit le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, qui s'est une nouvelle fois déplacé à Millas, le village des Pyrénées-Orientales (sud) où a eu lieu la collision.

Les premières «constatations matérielles» vont «plutôt dans le sens d'une barrière fermée», a-t-il cependant déclaré, annonçant que la conductrice du car, elle-même blessée, a été placée en garde à vue. Une information judiciaire devrait de plus être ouverte pour «homicides et blessures involontaires», selon le procureur. Voulant cependant rester prudent, il a ajouté : «Aujourd'hui, on ne peut pas tirer de conclusions, on ne peut que constater un certain nombre d'éléments matériels».

Témoignages contradictoires

Les versions restent en effet toujours contradictoires : la conductrice assure que les barrières du passage à niveau où a eu lieu le drame étaient «levées», n'empêchant ainsi pas sa traversée des voies.

En revanche, le conducteur du train a affirmé que les barrières étaient abaissées. La Société nationale des Chemins de fer français (SNCF) a assuré de son côté que le passage à niveau «fonctionnait normalement». Mais «il faut que ces indices puissent être confortés dans le cadre d'expertises puis confrontés aux témoignages», a-t-il averti, après avoir assisté à une reconstitution sur les lieux du drame pour déterminer le champ de vision de la conductrice, elle-même blessée.

L'accident est l'un des plus graves impliquant un transport d'enfants depuis le drame de Beaune (centre-est) en 1982 (53 morts dont 44 enfants). Six collégiens ont été tués. Le pronostic vital est toujours engagé pour cinq autres enfants.

(AFP)

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