Suisse: La Confédération veut éviter un Fukushima suisse
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SuisseLa Confédération veut éviter un Fukushima suisse

Une étude fournit la base pour évaluer le danger en cas de crues extrême de l’Aar. Des analyses détaillées ont été menées pour cinq sites, dont ceux des centrales nucléaires de Mühleberg, de Gösgen et de Beznau.

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Comm/JBA
L’évaluation des risques, même très rares, doit permettre aux exploitants de centrales nucléaires (ici à Beznau) de prendre les bonnes mesures de sécurité.

L’évaluation des risques, même très rares, doit permettre aux exploitants de centrales nucléaires (ici à Beznau) de prendre les bonnes mesures de sécurité.

Urs Jaudas

Suite à l’accident de Fukushima au Japon en mars 2011, plusieurs services fédéraux ont décidé d’établir une base uniforme pour l’évaluation du danger en cas de crues extrêmes dans le bassin versant de l’Aar. Les résultats de l’étude «Crues extrême de l’Aar» ont été présentés ce lundi.

Ce travail fournit la base pour évaluer le danger en cas de crues, même lors d’événements très rares.

Des analyses locales de danger potentiel ont été établies pour les centrales nucléaires de Mühleberg, de Gösgen et de Beznau, le site de l’Institut Paul Scherrer (PSI) à Villigen et le centre de stockage intermédiaire pour déchets radioactifs, ainsi que la ville d’Olten, carrefour d’importantes infrastructures de transports.

L’étude a pris en compte divers facteurs susceptibles d’influencer le débit de l’Aar, notamment les glissements de terrain, les embâcles au niveau de ponts provoqués par du bois flottant, l’érosion des berges, la défaillance de digues ou encore une erreur humaine dans la régulation des ouvrages d’accumulation.

Modèle pour d’autres cours d’eau

Le bassin versant de l’Aar représente 43% du territoire suisse et comprend certaines des régions urbaines les plus densément peuplées du pays. Outre les cinq sites étudiés, il compte 19 barrages ainsi que des infrastructures de transport nationales. Les nouvelles connaissances acquises sur le danger potentiel de crues extrêmes fournissent une base importante pour l’analyse des risques de ces installations.

L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a présenté les résultats de l’étude aux cantons et aux exploitants des infrastructures nationales. Les autorités compétentes intégreront ces connaissances dans les évaluations des risques et en tiendront compte lors de la mise en œuvre des mesures de protection contre les crues.

La méthodologie développée pour l’étude de l’Aar sera à l’avenir appliquée aux bassins versants d’autres grands cours d’eau. Les résultats seront ensuite mis à la disposition des autorités compétentes et des exploitants d’installations afin que les mesures en place pour garantir la protection des infrastructures soient examinées et, si nécessaire, améliorées.

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