Conférence de presse du Conseil fédéral: «Tests gratuits pour tous» et kits pour la maison en prévision

Conférence de presse du Conseil fédéral«Tests gratuits pour tous» et kits pour la maison en prévision

Sous pression, le gouvernement se présente face à la presse, une semaine avant de dévoiler son programme pour une deuxième salve d'assouplissements. À suivre en direct.

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vendredi, 05.03.2021

Fin de la conférence de presse

C'en est terminé pour aujourd'hui. Merci de nous avoir suivis. Nous vous donnons d'ores et déjà rendez-vous vendredi prochain 12 mars pour une nouvelle conférence de presse, où cette fois le Conseil fédéral présentera les prochains assouplissement. Bon week-end.

Aussi gratuit pour les voyages?

La Confédération financera-t-elle aussi les tests réalisés pour voyager à l'étranger, et ceux pour rentrer en Suisse?

«On n'a pas prévu de financer les tests réalisés à l'étranger pour rentrer en Suisse, il faut quand même pas exagérer», répond Alain Berset. Pour ceux réalisés en Suisse avant de sortir du pays, rien n'est prévu. Mais si quelqu'un se fait tester via les canaux de tests de masse qui seront mis en place, son test sera gratuit, que ce soit pour voyager ou non.

Les contaminations augmentent

On connaît le refrain: «la situation reste fragile», répond Alain Berset au constat dressé par un journaliste, qui rappelle que le nombre de contaminations relevé aujourd'hui est supérieur à celui de vendredi passé. Ces tests de masse sont-ils ce qui nous permettra d'ouvrir malgré tout?

«On a maintenant une autre relation au nombre de cas», confirme Alain Berset. La détection des positifs via les tests de masse permet de mieux maîtriser les chaînes d'infection. Les vaccins, également, doivent pouvoir réduire le nombre de cas graves même si le nombre de cas positifs augmentait.

Alternative au vaccin?

Un journaliste demande si Alain Berset ne craint pas que ces tests massifs et réguliers ne soient perçus par certains comme une alternative au vaccin. Le ministre ne le croit pas, «ce sont deux logiques différentes. Un test ne protège pas de la maladie».

Et les acteurs culturels?

Alain Berset, aussi ministre de la Culture, répond à une question sur les attentes des acteurs culturels.

«Il faut voir ce que décidera le Parlement lors de cette session», dit-il. Des décisions doivent être prises, et celles-ci pourraient être rétroactives afin que les aides qui n'ont pas pu être versées jusqu'au jour du versement le soient en arrière.

Adieu, variants

Patrick Mathys, de l'OFSP, rappelle par contre que les autotests, mais également les tests rapides déjà utilisés, permettent de détecter le coronavirus, mais pas de distinguer avec quel variant on est contaminé.

Pour les autotests, ceux qui obtiennent un résultat positifs seront très fortement incités à réaliser ensuite un test PCR pour d'une part confirmer le diagnostic, et d'autre part permettre, si nécessaire, d'aller chercher de quelle variante du virus il s'agit.

Bonne nouvelle pour nos narines

Alain Berset donne quelques précisions sur les autotests à réaliser à domicile. Et il lâche une nouvelle qui rassurera ceux qui trouvent désagréable le passage par le test PCR et son exploration approfondie de nos cavités nasales. «Les autotests, ça ressemble plutôt à une sorte de brosse à dents, qui va moins haut que les frottis des tests actuels», dit Alain Berset.

Privilèges par les tests?

Se dirige-t-on vers des privilèges pour ceux qui peuvent montrer un test négatif, comme cela pourrait arriver avec les personnes vaccinées, par exemple de devoir être testé négatif pour aller au théâtre?

Alain Berset souligne que la discussion sur les privilèges pour les personnes vaccinées n'est pas encore tranchée, et qu'il en est de même pour les tests. Mais il rappelle que ce genre de situation est déjà, d'une certaine manière, existante. «Par exemple pour voyager, où vous devez la plupart du temps présenter un test PCR».

Quel sera le rôle des cantons?

Alain Berset: «La consultation ne va pas uniquement auprès des cantons, mais également du Parlement. L'avis de tous est important, en particulier celui des cantons, car c'est là que ça va se passer sur le terrain. L'exercice logistique, pour eux, est énorme, pour les tests, pour les vaccinations et pour le traçage des contacts.

Si les tests sont maintenant encore plus massivement développés, les cantons doivent bien entendu donner leur avis.»

Les inconvénients des autotests

On commence avec les questions des journalistes.

Question sur les autotests: comment pourra-t-on avoir un aperçu global de l'épidémie avec ces tests réalisés à la maison, et quand ceux-ci seront-ils disponibles? L'OFSP craignait en effet que l'on perde la vision générale de l'évolution des taux de positivité par exemple.

Alain Berset ne donne pas d'horizon temporel: Il faut attendre d'être certains que la qualité est suffisante. Nous manquons encore de données à ce jour, dit-il. Il reconnaît ensuite que c'est là une évolution importante, car tous les autotests négatifs sortiront du radar.

Les propositions en consultation

La stratégie est présentée dès aujourd'hui aux cantons pour les rituelles consultations. Le but est de pouvoir annoncer les résultats lors de la conférence de presse de la semaine prochaine (12 mars), afin que les mesures puissent être mises en œuvre dès le lundi 15.

Attention tout de même

Alain Berset met tout de même en garde contre tout «faux sentiment de sécurité». Un test n'est qu'un instantané. Par exemple, une personne peut être testée avant que le virus ne soit détectable. Le lendemain, il pourrait très bien être positif et contagieux. Cette stratégie de tests ne permettra pour l'heure pas de renoncer au port du masque et à la distance sociale.

Il y aura moins de quarantaine

Si les tests sont réguliers et répandus, on pourra plus aisément isoler les personnes positives et éviter de devoir mettre en quarantaine tous les contacts de cette personne. On pourrait alors, via les tests, leur éviter de devoir à leur tour se mettre en quarantaine.

Coûts importants

Pour le développement de cette stratégie, le Conseil fédéral estime des coûts supplémentaires qui se montent à plus d'un milliard, en plus des mesures déjà prises. Mais, souligne Alain Berset, ces coûts, bien qu'énormes, restent inférieurs à ceux des fermetures de secteurs économiques.

Stratégie sur trois piliers

Les trois axes de la politique de test sont les suivants. Le premier est déjà en place, le deuxième est en développement, le troisième est en prévision:

  • Tests systématiques de toutes les personnes avec les symptômes

  • Tests ciblés des personnes qui n'ont pas de symptômes, mais qui sont particulièrement mobiles (monde du travail, étudiants, etc).

  • Les tests que l'on peut faire soi-même à la maison. «Dès le moment où ils seront sur le marché, nous voulons que la population ait accès à 5 tests gratuits par mois. Mais nous devons d'abord être sûrs que ces tests sont de qualité suffisante».

Des tests massifs

L'évolution de la stratégie est notamment basée sur la masse de tests que l'on peut réaliser. Alors que l'an dernier, la Suisse ne pouvait que tester les personnes vulnérables, puis uniquement les personnes symptomatiques, désormais nous avons les moyens d'amplifier très fortement ces tests, tout en maintenant ceux-ci gratuits. «Nous avons assez de capacités en laboratoire pour cela», dit Alain Berset.

Nouvelle situation

Il souligne que la politique de la Suisse est désormais basée sur une stratégie en "triangle", avec trois axes: les tests, les vaccins et les ouvertures. Les deux premiers permettant d'aboutir au troisième.

Alain Berset prend la parole

Le chef du Département de la santé commence son allocution en soulignant que cela fait une année que la Suisse connaît ses premières victimes du coronavirus. Il leur rend hommage et apporte son soutien à tous ceux qui ont lutté contre la pandémie.

Conférence de presse à 14h30

Bonjour et bienvenue pour suivre en direct cette conférence de presse hebdomadaire du Conseil fédéral. Celle-ci a lieu, aujourd'hui et ces deux prochaines semaines, le vendredi à la place du mercredi en raison de la tenue de la session du Parlement.

Ce vendredi, seul Alain Berset est à l'affiche de la conférence de presse. On ne s'attend pas à de grosses annonces: celles-ci sont prévues pour vendredi prochain 12 mars, quand le gouvernement devra mettre en consultation ses propositions pour les futures ouvertures agendées au 22 mars.

87 commentaires
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Pierre-Alain

06.03.2021, 21:35

Arrêtons la bêtise svp

Toujours plus intelligent après

06.03.2021, 11:47

Le sens de l'anticipation du CF fait merveille ! Plutôt que de fournir maintenant des tests à la population, n'aurait-il pas été plus judicieux d'investir dans la pré-commande de vaccins, vaccins qui manquent cruellement, alors qu'ils auraient le double avantage de protéger du virus et de pouvoir reprendre une vie relativement normale. A relever que les Anglais sont en avance simplement parce qu'ils ont financé les recherches d'un vaccin d'AstraZeneca et en échange l'ont reçu en primeur. Et dire que nous avons sur notre sol, Novartis et Roche, une honte pour le CF et ces 2 entreprises de ne pas avoir su ou voulu voir où était l'une ou plutôt la solution pour sortir la Suisse de la crise.

Fabus

06.03.2021, 10:10

c'est ridicule, actuellement on a peut de cas parce qu'on test 10x moins, dès qu'on va augmenter les tests on trouvera plus de cas et on bloquera à nouveau l'économie juste pour plaire au statistiques! Pas de test pas de cas et tout roule! car la plupart des personnes en quarantaine n'ont aucun symptômes! mais par contre ils ne travaillent Pas, comme le service publique qui risque d'être de nouveau bloqué pour cause de trop grand nombre de quarantaine!