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SyrieLa conférence «Genève-2» espérée d'ici fin décembre

Il n'y aura pas de conditions préalables à la tenue de Genève-2, a affirmé vendredi Lakhdar Brahimi. L'envoyé spécial de l'ONU et le premier ministre russe ont dit espérer la tenue de la conférence de paix dans ces prochaines semaines.

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Pas moins de trois millions de Syriens ont fui leur pays en raison de la guerre civile. (28 octobre 2014)

Pas moins de trois millions de Syriens ont fui leur pays en raison de la guerre civile. (28 octobre 2014)

Keystone
Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

AFP
Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

Deux attentats, dont un à la voiture piégée, menés par des terroristes près d'une école et d'un hôpital du quartier Akrama à Homs, ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés. (1er octobre 2014).

AFP

Lakhdar Brahimi refuse l'exigence de l'opposition syrienne, à savoir que le départ du président Bachar al-Assad soit acté lors de cette conférence censée mettre fin à la guerre civile en Syrie. Souvent évoquée, la date du 23 novembre pour Genève-2 apparaît de plus en plus hypothétique.

Récemment, Lakhdar Brahimi avait estimé que Bachar al-Assad ne pourrait pas faire partie du gouvernement de transition que la communauté internationale espère voir émerger de la conférence. Il a précisé vendredi que cette «opinion personnelle» ne devait pas peser sur l'organisation de la conférence.

«Mon avis n'a pas d'importance. Il y a un accord pour que la participation à Genève-2 se fasse sans condition préalable d'un côté ou de l'autre», a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse à Beyrouth.

Plus tôt dans la journée, il a précisé qu'il sera à Genève la semaine prochaine pour fixer la date de la conférence avec des émissaires américains et russes, puis d'autres membres permanents du Conseil de sécurité: Chine, France et Grande-Bretagne.

«Processus difficile»

A Moscou, Dmitri Medvedev souhaite que «Genève-2» soit organisé avant la fin de l'année, tout en reconnaissant l'impuissance de la communauté internationale. Il a critiqué les conditions posées par les opposants à Bachar al-Assad pour s'asseoir à la table des négociations.

«C'est un processus difficile et tout le monde doit chercher le compromis, y compris les dirigeants de l'opposition et le gouvernement syrien, bien entendu», a-t-il déclaré.

«Idées irréalistes»

«Je crois que les idées qui sont parfois mises en avant - 'excluons le président al-Assad et ensuite entendons-nous sur tout le reste' - sont irréalistes tant qu'al-Assad est au pouvoir», a commenté le Premier ministre russe.

Dmitri Medvedev estime que Bachar al-Assad, qui a envisagé le mois dernier de se présenter à l'élection présidentielle théoriquement prévue en 2014, n'a pas envie de finir comme son homologue égyptien Hosni Moubarak - emprisonné et jugé après avoir été renversé - ou libyen: Mouammar Kadhafi a été tué par des rebelles.

Arsenal chimique

La Russie a par ailleurs annoncé vendredi que la plus grande partie de l'arsenal chimique syrien pourrait être détruite en dehors de la Syrie. Cela en raison des violences entre les rebelles et les partisans du régime du président Bachar al-Assad.

«L'idée de faire sortir de la Syrie la majeure partie des agents toxiques fait son chemin», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par l'agence Ria Novosti.

Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre à Moscou avec le chef de la mission commune de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et des Nations unies, Sigrid Kaag.

Négociations en cours

«A l'heure actuelle, des négociations sont en cours entre les représentants de la Russie, des Etats-Unis et des autorités syriennes en vue de mettre au point un plan détaillé de destruction des armes chimiques syriennes», a déclaré pour sa part Mme Kaag.

Les inspecteurs de l'OIAC ont placé les armes chimiques syriennes connues sous scellés, et la Syrie doit désormais détruire entièrement son arsenal chimique, selon un programme que l'OIAC doit valider d'ici au 15 novembre.

Frappe israélienne

Sur le terrain, une base aérienne syrienne a été frappée vendredi par Israël, ont rapporté divers médias. L'attaque aurait visé une cargaison de missiles destinée au Hezbollah libanais.

Un responsable américain a confirmé à l'AFP une «frappe israélienne» en Syrie sans donner de détails sur la cible Le gouvernement israélien a refusé de confirmer une telle attaque.

(ats/afp)

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