États-Unis: La conseillère de Trump invente un faux massacre

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États-UnisLa conseillère de Trump invente un faux massacre

Pour justifier le décret anti-immigration du président américain, sa conseillère a cité une tuerie qui n'a jamais eu lieu.

par
Jonathan Zalts
Kellyane Conway a encore fait des siennes.

Kellyane Conway a encore fait des siennes.

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Kellyanne Conway, la porte-parole de Donald Trump à l'origine du concept d'«alternative facts» («faits alternatifs», qualificatif pour dédouaner les mensonges du président américain) et qui avait fait couler beaucoup d'encre, a encore fait des siennes.

"Alternative facts are not facts. They are falsehoods," Chuck Todd tells Pres. Trump's counselor Kellyanne Conway this morning. WATCH: pic.twitter.com/Ao005dQ13r— Meet the Press (@MeetThePress) 22 janvier 2017

La conseillère était l'invitée de l'émission «Hardball» sur la chaîne MSNBC jeudi dernier. Questionnée par le journaliste Chris Matthews sur le décret anti-immigration signé par Trump, elle a présenté un argumentaire pour justifier le texte:

«Je suis sûre que la plupart des gens ne savent pas que le président Obama avait ordonné une interdiction d'entrée des réfugiés irakiens pendant six mois après l'arrivée dans notre pays des deux Irakiens radicalisés qui ont organisé le massacre de Bowling Green. Les gens ne le savent pas parce que ça n'a pas été couvert par les médias.»

.@KellyannePolls says that 2 Iraqi refugees "were the masterminds behind the Bowling Green massacre."(There was no such massacre.) pic.twitter.com/sD3Nnb5xfE— Joe Sonka (@joesonka) 3 février 2017

Vilains «médias corrompus». La raison pour laquelle ledit événement n'as pas été couvert? Tout simplement parce qu'il n'a jamais eu lieu. Kellyanne Conway fait ici référence à des mesures prises par Obama en 2011 pour encadrer l'arrivée de réfugiés irakiens sur le sol américain, après avoir découvert que deux d'entre eux avaient pris part à la construction de bombes en Irak. Ces derniers avaient par la suite obtenu l'asile et s'étaient installés dans la ville de Bowling Green (US), sans jamais perpétrer d'attaque.

L'événement tragique cité par la porte-parole relève donc de la pure fiction. Un comble pour celle qui représente une administration accusant régulièrement les médias de «désinformation».

Les internautes s'en sont bien entendu donné à cœur joie pour détourner ce nouveau «fait alternatif».

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