30.08.2017 à 05:55

VenezuelaLa Constituante accuse des opposants de trahison

Accusés d'avoir encouragé les sanctions américaines, les opposants à Maduro pourraient être jugés pour trahison.

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Les chavistes accusent leurs adversaires d'avoir souhaité des sanctions financières américaines voire une intervention militaire, une «trahison de la patrie» selon eux. (Photo d'archives)

Les chavistes accusent leurs adversaires d'avoir souhaité des sanctions financières américaines voire une intervention militaire, une «trahison de la patrie» selon eux. (Photo d'archives)

AFP
L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive)

L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive)

Keystone
Vendredi 18 août également, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. (Image d'archive)

Vendredi 18 août également, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. (Image d'archive)

Keystone

L'Assemblée constituante vénézuélienne a décidé mardi de faire traduire en justice pour «trahison» les opposants qui ont, selon elle, encouragé les sanctions financières des Etats-Unis annoncées vendredi contre le pays. Les membres de cette institution qui détient les pleins pouvoirs étaient réunis en session à Caracas.

Ils ont approuvé un décret ouvrant la voie à «un procès historique pour trahison de la patrie contre ceux qui ont encouragé ces actions immorales contre les intérêts du peuple vénézuélien». Le texte ne mentionne aucun nom mais les intervenants ont accusé l'opposition, et plus particulièrement le président du Parlement, Julio Borges, et son vice-président Freddy Guevara.

L'Assemblée a demandé aux services de l'Etat d'ouvrir immédiatement des enquêtes pour déterminer la responsabilité des accusés.

Le président socialiste Nicolas Maduro avait accusé vendredi Julio Borges d'avoir fait du «lobbyisme» pour les sanctions américaines lors de voyages à l'étranger et avait réclamé qu'il soit jugé, ainsi que d'autres dirigeants de l'opposition, pour «trahison de la patrie». Le code pénal vénézuélien prévoit une peine de 20 à 30 ans de prison pour crime de trahison.

Le Parlement est la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition. L'Assemblée constituante s'est attribué l'essentiel de ses pouvoirs.

(ats)

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