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Heurts violentsLa contestation au Venezuela se poursuit et fait 2 morts

Une femme et un soldat ont été tués au Venezuela, où les violentes manifestations antigouvernementales ont fait 36 morts depuis le début du mois de février, a-t-on appris lundi auprès des autorités.

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Keystone
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Les troubles que traverse le Venezuela, moins d'un après l'élection de Nicolas Maduro, l'héritier d'Hugo Chávez, à la présidence, sont sans précédent depuis l'éphémère coup d'Etat d'avril 2002 contre l'architecte de la «révolution socialiste bolivarienne».

La femme de 28 ans, qui était enceinte, a été tuée par balle dimanche dans la commune de Guaicaipuro, près de Caracas. D'après les services du procureur, elle a été mortellement touchée après être descendue d'un bus arrêté par une barricade érigée par des manifestants.

Le militaire tué dans l'Etat de Merida, un sergent de la garde nationale, a, quant à lui, reçu une balle dans le cou lors d'affrontements avec des manifestants. «Il a été assassiné sur les barricades de la terreur», a dénoncé le général Padrino Lopez, qui commande les forces stratégiques de l'armée.

Démission du président réclamée

Le mouvement est parti des campus étudiants. Il s'est transformé en une remise en cause radicale du gouvernement socialiste de Nicolas Maduro, dont les manifestants réclament la démission.

Lundi, les élus socialistes du Congrès ont réclamé l'ouverture d'une enquête contre Maria Corina Machado, une députée de l'opposition et figure de la contestation accusée d'avoir dénigré le gouvernement lors d'une rencontre organisée par l'Organisation des Etats américains (OEA).

Députée depuis 2010, Maria Machado a contribué à transformer les manifestations sporadiques d'étudiants en un mouvement de protestation national, marqué à la fois par des défilés pacifiques et des affrontements violents entre de jeunes protestataires et les forces anti-émeute.

Nouveau système de change

Le gouvernement vénézuélien a instauré lundi un nouveau système de change, qui assouplit le contrôle de l'achat de devises, dans le but de juguler l'explosion du dollar sur les marchés parallèles.

Appelé Sicad 2 (système complémentaire d'administration de devises), ce nouveau système de vente de devises vise à insuffler un peu d'oxygène à une économie bridée depuis 2003 par un sévère contrôle de l'accès aux devises, et actuellement en proie à un taux d'inflation supérieur à 57% sur un an.

En outre, le pays affronte de fréquentes pénuries, en raison notamment des difficultés rencontrées par les importateurs pour se procurer des dollars.

(ats)

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