Neuchâtel: La convention de la santé divise les syndicats

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NeuchâtelLa convention de la santé divise les syndicats

Le Syndicat du service public (SSP) refuse toujours de signer le renouvellement de la convention du secteur.

Côté employés, deux des trois parties ont dit oui (ASI et Syna). Il ne manque que le SSP.

Côté employés, deux des trois parties ont dit oui (ASI et Syna). Il ne manque que le SSP.

ARchives, Keystone

Le blocage sur le renouvellement de la CCT Santé 21 persiste dans le canton de Neuchâtel. Très divisé sur la question, le Syndicat du service public (SSP) rejette à une très courte majorité les modifications qui ont été acceptées par les autres partenaires sociaux.

Une nouvelle réunion des partenaires sociaux est prévue la semaine prochaine. Cette convention collective de travail, qui touche 5700 collaborateurs du secteur, échoit fin 2016. Les représentants des employés et des employeurs ont mis un an et demi pour négocier un protocole d'accord en vue de son renouvellement.

Les employeurs demandent des concessions sur les horaires et les indemnités, en échange d'un effort sur la grille salariale. Côté employeurs, toutes les parties ont donné leur feu vert (HNE, CNP, NOMAD, ANEMPA). Côté employés, deux des trois parties ont dit oui (ASI et Syna). Il ne manque que le SSP.

Début septembre, un vote au sein du SSP n'avait pas permis de départager les pour et les contre. Fin septembre, une consultation plus large a eu lieu par correspondance: une courte majorité dit non au protocole d'accord et veut poursuivre les négociations. Le SSP a confirmé jeudi à l'ats l'information parue dans L'Express.

Horaires et indemnités

La nouvelle CCT prévoit que dès janvier 2017, l'horaire hebdomadaire passe de 40 à 41 heures. Les indemnités de week-end passent de 8 à 6 francs par heure. Les indemnités de nuit sont versées jusqu'à 6 heures du matin au lieu de 7 heures.

En contrepartie, la grille salariale augmente de 1,2% au 1er janvier 2017. Mais il n'y aura pas de progression d'échelon liée à l'ancienneté en 2017. Ce mécanisme est par contre prévu en 2018.

Le texte prévoit en outre que 10 jours fériés sont garantis s'ils tombent sur des week-ends (au lieu de 12 actuellement). Et un congé paternité de 5 jours est généralisé.

(ats)

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