Guerre antidrogue - La CPI autorise l’ouverture d’une enquête aux Philippines
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Guerre antidrogueLa CPI autorise l’ouverture d’une enquête aux Philippines

La guerre antidrogue menée par les Philippines serait potentiellement passible de «crimes contre l’humanité» selon la Cour pénale internationale (CPI). Elle a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Les crimes auraient été commis entre 2011 et 2019.

Les crimes auraient été commis entre 2011 et 2019.

AFP

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont annoncé mercredi avoir autorisé l’ouverture d’une enquête pour les meurtres qui auraient été commis aux Philippines dans le cadre de la guerre déclarée à la drogue par le gouvernement, constituant de possibles «crimes contre l’humanité».

La Cour «a fait droit à la demande du Procureur d’ouvrir une enquête au sujet de crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis sur le territoire des Philippines», entre 2011 et 2019, a déclaré la CPI dans un communiqué.

Compétente malgré le retrait de Manille

La cour, fondée en 2002 pour juger des pires atrocités commises dans le monde, «a fait droit à la demande du procureur d’ouvrir une enquête», malgré le retrait de Manille de la CPI en 2019 suite à l’ouverture d’un examen préliminaire sur ces violences.

Fatou Bensouda, procureure sortante de la CPI, avait annoncé en juin avoir demandé l’ouverture d’une enquête sur des milliers de meurtres qui auraient été commis aux Philippines dans le cadre de la guerre déclarée à la drogue par le gouvernement, entre 2011 et 2019.

Les juges internationaux ont conclu qu’il «existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête», notant que «l’élément spécifique constitutif du meurtre en tant que crime contre l’humanité (...) est réalisé», a déclaré la Cour dans un communiqué.

La CPI a précisé que la «campagne dite de “guerre contre la drogue” ne peut être considérée comme une opération légitime de maintien de l’ordre, et les meurtres ne peuvent être considérés ni comme légitimes ni comme de simples excès».

Les juges ont souligné que même si les Philippines se sont retirées de la CPI en 2019, la juridiction reste compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis sur leur territoire lorsqu’elles étaient un État partie au Statut de Rome, texte fondateur de la cour.

(AFP)

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