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SécuritéLa cybercriminalité recule en Suisse

Si les attaques informatiques ont fortement augmenté l’an passé à l’échelle mondiale, l’Internet suisse est devenu plus sûr, estime Symantec.

L’an passé à l’échelle mondiale, les nouvelles formes de logiciels malveillants ont augmenté de plus de 40% pour atteindre 403 millions.

L’an passé à l’échelle mondiale, les nouvelles formes de logiciels malveillants ont augmenté de plus de 40% pour atteindre 403 millions.

archive, Keystone

La situation en matière de sécurité sur internet s’est constamment améliorée ces quatre dernières années en Suisse, a indiqué mercredi à Candid Wüest, un spécialiste de la société américaine Symantec. La cybercriminalité a reculé dans pratiquement tous les secteurs en Suisse, revèle le rapport publié par l’entreprise.

Moins de virus

En matière d’ordinateurs infectés par des virus et devenus de la sorte des zombies répandant ces logiciels malveillants, la Suisse est passée du 49e au 80e rang, améliorant ainsi sensiblement sa place au classement de Symantec. Il en va de même pour les attaques du réseau, domaine dans lequel la Suisse a reculé de la 37e à la 48e position.

Davantage d’arnaques

Mais l’heure n’est pas à baisser la garde avertit Symantec. En effet, la Suisse est devenue moins sûre l’an passé en matière de phishing, activité par laquelle les cybercriminels tentent de s’emparer des données personnelles de leur victimes, comme celles nécessaire à l’accès de leur compte bancaire en ligne, passant du 34e rang au 30e.

D'autres cybercriminels utilisent directement le chantage. Un maliciel a ainsi bloqué certains ordinateurs en Suisse en novembre. Une fenêtre s’affichait avec un message semblant venir du Département fédéral de justice et police. L’utilisateur était invité à s’acquitter d’une amende de 150 francs sous prétexte que de la pédopornographie avait été retrouvée sur son ordinateur.

Etats-Unis les plus touchés

L’amélioration du classement de la Suisse reflète aussi la forte détérioration de la situation dans toute une série de pays, comme le Pakistan ou l’Algérie. L’an passé à l’échelle mondiale, les nouvelles formes de logiciels malveillants ont augmenté de plus de 40% à 403 millions.

Les Etats-Unis ont une nouvelle fois représenté le pays le plus touché, avec une part de 21% de la cybercriminalité, contre 19% un an auparavant. La Chine pointe au 2e rang avec un taux de 9%.

Politiciens ciblés

Les politiciens n’échappent pas aux attaques. Le conseiller national Andrea Caroni (PLR/AR) a vu des tweets prétendument à son nom circuler sur l’élection d’Eveline Widmer-Schlumpf.

Le site de l’UDC a de nouveau été attaqué, la conseillère nationale Chantal Galladé (PS/PS) s’est fait piquer son site par un tiers qui y a fait de la pub pour des bikinis.

Le simple fait de montrer sa carte d’identité aux caméras de la télévision peut aussi se retourner contre soi. Un politicien se l’est faite copier.

Le pirate voulait l’utiliser comme preuve d’identité pour créer une profil sur un site de rencontres gay. L’affaire a échoué, le portail s’étant renseigné auprès du politicien.

(ats)

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