France: La démission de Nicolas Hulot les a tous pris par surprise

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FranceLa démission de Nicolas Hulot les a tous pris par surprise

Les réactions, étonnées, déçues ou ravies, se multiplient suite à l'annonce du départ du ministre de l'Ecologie.

par
Michel Pralong
La démission de Nicolas Hulot vue par Plantu sur son compte Twitter.

La démission de Nicolas Hulot vue par Plantu sur son compte Twitter.

Plantu

Nicolas Hulot a vraiment pris tout le monde de court ce matin en annonçant sa démission en direct sur France Inter. Et ceci sans avoir prévenu personne, pas même le président Emmanuel Macron, ni le premier ministre Edouard Philippe. Preuve en est la réaction de Marlène Schiappa. secrétaire d'État chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, lorsque'elle l'a appris par Guillaume Durant qui l'interviewait sur Radio Classique: «C'est une plaisanterie?», s'est-elle spontanément exclamée.

Cette manière de partir a été saluée par certains, comme Alain Juppé (Les Républicains).

Christophe Castaner, délégué de La République en marche, vante le travail fait par Hulot mais se garde de juger sa manière de démissionner:

Mais c'est surtout l'occasion pour beaucoup de taper sur la politique environnementale du gouvernement:

Un échec écologique bien illustré par le dessinateur du monde, Plantu, sur son compte Twitter.

Pas la plus mauvaise nouvelle de la semaine

Et il y a ceux qui se réjouissent, comme Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, au micro de Franceinfo: «Nicolas Hulot n'a jamais été ami des chasseurs, ça c'est clair. Il a passé trente ans de sa vie à taper sur le monde rural, le monde de la chasse, de la pêche. En ce qui me concerne, très honnêtement, ça n'est pas la plus mauvaise nouvelle de la semaine. Dire le contraire relèverait d'une grande hypocrisie.»

Du côté du gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe, également premier surpris, a promis de vite trouver un remplaçant:

Et, enfin, il y a ceux qui arrivent même à ramener l'immigration dans le débat, comme l'ancien président Nicolas Sarkozy qui a déclaré sur France Culture: «Qu'il y ait monsieur Hulot ou pas, la question de l'immigration est centrale. Qu'il y ait monsieur Hulot ou pas, la question du montant des impôts qu'on paie est centrale. La question «Est-ce que les Anglais sont des Européens ou pas» est centrale».

En Suisse, comme on pouvait s'y attendre, c'est Bertand Piccard qui a été l'un des premiers à réagir.

Une balle que le socialiste vaudois Roger Nordmann a su reprendre au bond.

La démission vue par «Le Matin»

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