08.07.2020 à 14:06

La dernière fois que Sion a battu Bâle, Shaqiri était remplaçant

Football

Le club de Tourbillon n’a plus battu le FCB en championnat depuis le 1er mai 2011. Ce jour-là, le plan de jeu valaisan avait fonctionné à merveille.

par
Sport-Center
Dans les années 2000, Laurent Roussey est l'un des rares coaches du FC Sion à avoir battu le FC Bâle en championnat. Et plutôt deux fois qu'une...

Dans les années 2000, Laurent Roussey est l'un des rares coaches du FC Sion à avoir battu le FC Bâle en championnat. Et plutôt deux fois qu'une...

Keystone

On le sait, le FC Bâle ne réussit pas vraiment, même pas du tout au FC Sion, au point de voir celui-ci nourrir un affreux complexe en championnat. Cela ne date pas de hier puisque les Valaisans n’ont plus battu le club de Saint-Jacques depuis le 1er mai 2011, et un 3-0 signé grâce à un doublé de Prijovic et un but de Sio devant 11'800 spectateurs réunis à Tourbillon.

Des 36 matches de Super League qui ont suivi, les Valaisans n’en ont remporté aucun (27 défaites et 9 nuls), Bâle représentant la définition même de la bête noire. Voilà qui ne plaide donc pas en leur faveur au moment où Sion aurait urgemment besoin ce mercredi d’un premier succès en 2020 pour lancer son opération maintien…

A l’époque, le FCB de Thorsten Fink alignait toute sa puissance de feu avec ses «revenants» Alex Frei (revenu de Dortmund deux ans plus tôt), Marco Streller (rentré de son périple allemand en 2007 déjà) ainsi que Benjamin Huggel (revenu de Francfort), alors que Granit Xhaka n’avait pas encore quitté les bords du Rhin, ce qu’il fera à l’été 2012 en signant au Borussia Mönchengladbach. Âgé alors de 19 ans, Xherdan Shaqiri, relégué sur le banc au coup d’envoi au même titre que Taulant Xhaka, avait fait son apparition en seconde mi-temps en relayant Safari.

Au sein du onze valaisan entraîné par Laurent Roussey, seul subsiste aujourd’hui Kevin Fickentscher, aligné naguère en remplacement d’Andris Vanins, alors suspendu. Tout comme Anthony Sauthier, désormais à Servette, Geoffroy Serey Die était certes lui aussi déjà présent sur la pelouse mais, désormais de retour à Tourbillon, l’homme ne sera pas qualifié avant la prochaine saison.

Anthony Sauthier, échappant ici à Stocker, sous les couleurs du FC Sion. Eric Lafargue

Anthony Sauthier, échappant ici à Stocker, sous les couleurs du FC Sion. Eric Lafargue

En mai 2011, Fabrizio Zambrella avait disputé la dernière demi-heure (il avait remplacé Sio). Le Genevois se souvient surtout que le plan de jeu préparé durant la semaine avait parfaitement fonctionné. «On s’était dit qu’il fallait jouer très vertical afin de trouver des espaces dans la profondeur, explique-t-il. C’est ce que l’on avait mis en place durant la semaine à l’entraînement et cela avait marché le week-end, ce qui n’est pas toujours le cas.»

Fabrizio Zambrella à l'entraînement du FC Sion au printemps 2011, sous le regard de Laurent Roussey. Keystone

Fabrizio Zambrella à l'entraînement du FC Sion au printemps 2011, sous le regard de Laurent Roussey. Keystone

Hormis la parenthèse enchantée de 2015 en Coupe de Suisse (3-0 en finale), Sion cherche toujours depuis une solution gagnante contre Bâle. «On se dit pourtant chaque fois que c’est le bon moment pour interrompre cette série négative, reprend Zambrella. Je suis toujours le FC Sion, notamment parce que Kevin (Fickentscher) est un ami. Compte tenu des difficultés actuelles que traverse l’équipe, c’est peut-être encore plus dans ces moments-là que l’exploit peut se produire…»

Nul doute que Paolo Tramezzani se contenterait déjà toute à l’heure d’un petit 1-0 qui pourrait tout changer. Histoire de mettre un terme à la malédiction frappant Sion chaque fois qu'il affronte Bâle depuis le printemps 2011...

Nicolas Jacquier

Le jour où Bâle avait pris 8 buts à Tourbillon!

Si les succès valaisans contre Bâle sont rares, ils sont toujours spectaculaires comme le prouve le cinglant 8-1 que Sion avait infligé aux Rhénans lors de la première journée de la saison 2001-2002.

Coïncidant avec l’intronisation de… Laurent Roussey , déjà lui, sur le banc de Tourbillon, cette soirée avait été marquée par deux coups du chapeau inscrits chaque fois en moins de 10 minutes. Lors de ce 4 juillet mémorable qui avait vu l’expulsion d’Hakan Yakin peu avant la mi-temps (38e), le Français Julien Poueys avait frappé aux 55e, 59e et 62e minutes avant de céder sa place à Samuel Ojong, qui devait l’imiter en faisant aussi bien entre la 79e et la 86e minute!

En dépit de cette humiliation, le FC Bâle de Christian Gross devait fêter cette saison-là son premier titre de champion de Suisse depuis 22 ans. A l’inverse, Sion, qui avait terminé 8e du tour final de LNA, avait été relégué en LNB pour des raisons administratives (licence refusée).

Sion – Bâle 8-1 (2-0)

Tourbillon, 6500 spectateurs. Arbitre: M. Bertolini.

Buts

5e Moreira 1-0, 29e Duruz 2-0, 48e Koumantarakis 2-1, 55e Poueys 3-1, 59e Poueys 4-1, 62e Poueys 5-1, 79e Ojong 6-1, 81e Ojong 7-1, 86e Ojong 8-1.

Sion: Borer; Hottiger, Grichting, Tcheutchoua, Duruz; Deumi, Ekobo (71e Djurisic), Marazzi (56e Vernaz), Piffaretti; Moreira, Poueys (63e Ojong). Entraîneur: L. Roussey.

Bâle:Zuberbühler; Ceccaroni, M. Yakin, Cravero (46e Aziawonou), Kreuzer; H. Yakin, Huggel, Barberis, Irgic; Tchouga (46e Koumantarakis), Tum (78e Muff). Entraîneur: C. Gross.

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