Suisse: La deuxième vague a bien causé une forte surmortalité
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SuisseLa deuxième vague a bien causé une forte surmortalité

Entre octobre 2020 et janvier 2021, chez les plus de 65 ans, on a recensé 8400 décès en plus par rapport aux deux années précédentes.

par
Michel Pralong
La deuxième vague a provoqué 47% de décès de plus qu’escompté chez les plus de 65 ans.

La deuxième vague a provoqué 47% de décès de plus qu’escompté chez les plus de 65 ans.

iStockphoto

Les courbes sont impressionnantes et correspondent aux deux vagues de la pandémie. Selon l’Office fédéral de la statistique, la Suisse a connu deux périodes où la surmortalité a été nettement supérieure à la moyenne.

La ligne bleue montre les décès et la grise, large, ce qui aurait dû statistiquement se produire sans coronavirus. Les deux vagues sont clairement visibles.

La ligne bleue montre les décès et la grise, large, ce qui aurait dû statistiquement se produire sans coronavirus. Les deux vagues sont clairement visibles.

Office fédéral de la statistique

Duran la première vague, entre le 16 mars et le 19 avril 2020, 1504 personnes de plus qu’attendu sont décédées parmi les 65 ans et plus (soit 26,1% de plus) et 99 (+12%) chez les moins de 65 ans. Un pic a été atteint entre le 30 mars et le 5 avril avec 46% de décès en plus chez les plus de 65 ans.

Cela a été encore pire durant la deuxième vague. Entre le 19 octobre 2020 et jusqu’à fin janvier 2021, il y a eu 47% de décès de plus qu’escompté chez les plus de 65 ans. Cela correspondrait à 8400 décès supplémentaires par rapport aux deux années précédentes, selon le rapport de la task force publié aujourd’hui. Le pic a été atteint entre le 16 et le 22 novembre 2020, avec 70% de décès de plus que prévu chez les plus de 65 ans.

Un pic en région lémanique

Chez les moins de 65 ans, durant cette deuxième vague, la surmortalité a été de 246 morts en plus (+10%). Dans cette classe d’âge, la pire semaine a été du 7 au 13 décembre 2020, avec 51 décès de plus que prévu (+30%).

Chez les 65 ans et plus, ce sont les régions lémaniques et l’espace Mitteland qui ont connu le plus de décès durant la deuxième vague, comme le montrent les tableaux ci-dessous.

On constate que la région lémanique a connu un pic brutal entre novembre et décembre.

On constate que la région lémanique a connu un pic brutal entre novembre et décembre.

Office fédéral de la statistique

En revanche, depuis février 2021, plus aucune surmortalité n’a été constatée. C’est probablement dû à la conjonction de plusieurs facteurs, dont la baisse de l’épidémie constatée (même si elle stagne ces derniers jours), les mesures renforcées depuis janvier ainsi que l’effet du vaccin qui commence à se faire ressentir.

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