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préhistoireLa domestication des chiens serait «récente»

Une étude montre que les chiens sont devenus les meilleurs amis de l'homme pendant la période néolithique, autour de 9000 ans avant Jesus-Christ, et non plus tôt comme on le pensait jusqu'à maintenant.

La domestication des chiens est plus récence que ce que l'on croyait.

La domestication des chiens est plus récence que ce que l'on croyait.

AFP

Le chien n'est peut-être pas le meilleur ami de l'homme depuis aussi longtemps que le pensent certains scientifiques, selon une étude publiée jeudi 5 février.

L'apparition des chiens modernes ne remonterait pas en fait à 30'000 ans, selon Abby Drake, biologiste au Skidmore College de Saratoga Springs (Etat de New York) et coauteur de l'étude parue dans Scientific Reports de la revue Nature.

Des loups et non des chiens

Sur la base d'analyses génétiques, des scientifiques affirmaient que le chien avait été domestiqué par les hommes alors qu'ils étaient encore des chasseurs-cueilleurs nomades. Les experts s'appuyaient notamment sur l'étude de deux crânes fossiles dont l'un, trouvé en Belgique, date de plus de 31'000 ans.

Mais en réétudiant ces fossiles avec une analyse 3D des caractères morphométriques, des chercheurs viennent de démontrer que «ces canidés du Paléolithique sont certainement des crânes de loups et non de chiens», selon cette étude.

Technologie 3D

«La domestication des chiens s'est produite plus tard, au Néolithique lorsque les loups ont commencé à se nourrir de charognes autour des campements humains» (ndlr: entre 10 000 et 8000 ans avant Jésus-Christ) , ajoutent les chercheurs dans un communiqué du Skidmore College. A cette période, les hommes ont commencé à se sédentariser et à devenir agriculteurs.

C'est la première fois que cette technologie 3D, qui a déjà servi pour les fossiles humains, était utilisée pour des canidés, a indiqué Abby Drake.

«Nous sommes en mesure de déterminer si le crâne provient d'un chien ou d'un loup avec une précision de 96%», a-t-elle ajouté.

Elle suggère d'utiliser cette méthode pour réanalyser d'autres crânes de canidés, en la conjuguant avec les études génétiques.

(AFP)

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