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Affaire BenallaLa droite va déposer une motion de censure

Les députés Les Républicains annoncent mardi qu'ils vont déposer une motion de censure à l'encontre du gouvernement dans le cadre de l'affaire Benalla.

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Arrêtés mardi après des révélations de Mediapart, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase ont été maintenus en détention provisoire vendredi. (Vendredi 22 février 2019)

Arrêtés mardi après des révélations de Mediapart, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase ont été maintenus en détention provisoire vendredi. (Vendredi 22 février 2019)

AFP
Le Premier ministre français Edouard Philippe a décidé de riposter après les conclusions du Sénat sur l'affaire Benalla, rendues publiques mercredi. (Jeudi 21 février 2019)

Le Premier ministre français Edouard Philippe a décidé de riposter après les conclusions du Sénat sur l'affaire Benalla, rendues publiques mercredi. (Jeudi 21 février 2019)

AFP
Le militaire Chokri Wakrim, impliqué dans un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un sulfureux oligarque russe, a démenti jeudi avoir déplacé le coffre-fort de son ami juste avant une perquisition. (14 février 2019)

Le militaire Chokri Wakrim, impliqué dans un contrat négocié par Alexandre Benalla avec un sulfureux oligarque russe, a démenti jeudi avoir déplacé le coffre-fort de son ami juste avant une perquisition. (14 février 2019)

AFP

Le patron des députés Les Républicains (opposition de droite) Christian Jacob a annoncé mardi que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement français à la suite de l'affaire Benalla.

«Nous déposons une motion de censure, nous souhaitons que le gouvernement s'explique» sur le cas d'Alexandre Benalla, ex-membre du cabinet de la présidence filmé en train de malmener des manifestants. Or «le Premier ministre a répondu à notre demande (...) par une fin de non recevoir», a affirmé M. Jacob lors d'un point de presse.

«Le gouvernement a failli»

«Le gouvernement a failli en ne donnant pas droit aux demandes réitérées de s'exprimer sur cette affaire et il ne peut pas y avoir de fonctionnaires qui n'agissent pas sous l'autorité du gouvernement», a insisté M. Jacob.

Pour pouvoir être déposée, une motion de censure doit réunir 58 signatures parmi les 577 députés. Le groupe LR compte à lui seul 103 membres. Le chef du groupe LR a en outre précisé que la motion de son groupe pourrait être signée par «qui veut».

M. Jacob a reconnu dès à présent que la motion n'allait «pas faire tomber le gouvernement», au vu de la très large majorité dont disposent le parti présidentiel LREM et son allié MoDem. Le dépôt officiel de la motion devrait intervenir dans les prochains jours, a précisé une source proche du groupe.

Sang-froid et solidarité

Le chef de l'Etat ne s'est pas exprimé publiquement sur les faits concernant son ex-collaborateur. «Quand ça secoue, il faut du sang-froid et de la solidarité», a dit pour sa part le Premier ministre Edouard Philippe, en remerciant les députés de la majorité «de faire bloc» depuis plusieurs jours, selon des propos rapportés par son entourage. «Ce que veulent les oppositions, ce n'est pas l'émergence de la vérité. Elles veulent nuire, nuire au président de la République, nuire au gouvernement, nuire à la majorité», a-t-il ajouté, dénonçant «l'obstruction» et «l'instrumentalisation politique».

Le chef du gouvernement s'est montré confiant dans le fait que les enquêtes en cours puissent faire la lumière sur cette affaire, en soulignant que «nul n?est au-dessus des lois». Il a dénoncé le comportement d'Alexandre Benalla, ajoute son entourage.

(AFP)

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