Automobilisme: «La F1 n'est pas un bowling», dénonce Alonso
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Automobilisme«La F1 n'est pas un bowling», dénonce Alonso

Sorti par Lance Stroll après quelques hectomètres de course dimanche à Austin, l'Espagnol fustige les «pilotes amateurs».

par
Blaise Craviolini
Le moment où Alonso (à gauche) s'est fait accrocher par Stroll (capture d'écran).

Le moment où Alonso (à gauche) s'est fait accrocher par Stroll (capture d'écran).

Trop, c'est trop! Accroché par le Canadien Lance Stroll (Williams) après quelques hectomètres de course dimanche à Austin lors du Grand Prix de Formule 1 des Etats-Unis, Fernando Alonso (McLaren) - rouge de colère - en avait gros sur la patate. A tel point, une fois n'est pas coutume, qu'il a éprouvé le besoin de se confier à la presse.

«Je suis aux Etats-Unis depuis neuf jours pour disputer une course et après 600 mètres c'est déjà fini, a fulminé l'Espagnol. On me met dehors! On dit que cela fait partie de la course mais ça peut devenir un problème pour la FIA s'ils continuent à tolérer ce type de pilotage. Peut-être qu'ils attendent que quelque chose de grave se produise pour enfin intervenir.»

«Comme en karting de location»

Le double champion du monde, qui va tourner le dos à la catégorie reine du sport automobile pour se consacrer exclusivement à l'endurance dès 2019, est allé encore plus loin dans son coup de gueule. «Je cours en WEC avec des pilotes nommés amateurs et je n'ai jamais eu aucun problème. J'ai l'impression qu'il y a plus d'amateurs ici en F1 qu'ailleurs!, a-t-il asséné. En WEC, on se retrouve avec 34 voitures en piste de quatre catégories différentes, contre des amateurs, des gens parfois âgés de 60 ans, mais sans aucun problème avec eux. Ici, c'est presque comme si l'on avait besoin de pare-chocs, comme en karting de location, pour pouvoir se rentrer dedans.»

Toujours aussi excédé, Fernando Alonso est revenu sur un autre moment «chaud» de la saison: son spectaculaire accrochage avec l'Allemand Nico Hülkenberg au départ du Grand Prix de Belgique, à Spa-Francorchamps. «En Endurance, certains pilotes sont aussi très agressifs mais personne ne se rentre dedans, a-t-il souligné. La mentalité est différente. C'est comme ce qu'il s'est passé à Spa: vient le moment du départ et d'un coup on se retrouve avec des pilotes qui jouent au bowling avec vous au milieu… Mais c'est de la F1, pas du bowling...»

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