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SantéLa facturation hospitalière conduit à des dérapages inquiétants

Le nouveau financement des hôpitaux introduit en 2012 met les établissements sous une pression dangereuse.

par
Le Matin Dimanche
Certaines opérations, comme la pose d'articulations artificielles, sont très rentables pour les hôpitaux.

Certaines opérations, comme la pose d'articulations artificielles, sont très rentables pour les hôpitaux.

Samuel Truempy, Keystone

L'idée de base du nouveau financement hospitalier introduit en 2012 était louable: il s'agissait d'amener plus de transparence et de donner des meilleures possibilités de comparaisons entre établissements. A la pratique, on s'aperçoit que le système a aussi des effets pervers tant il met les établissements sous la pression financière. L'enquête du «Matin Dimanche» ausculte quatre secteurs où ces effets sont inquiétants. D'abord, les médecins sont incités à favoriser les opérations qui sont les plus rentables. Le système ambulatoire est également touché puisque les synergies entre disciplines médicales sont devenues difficiles et qu'il faut souvent se faire réadmettre dans les hôpitaux pour chaque problème particulier.

La pression économique amène aussi des pratiques discutables en matière de traitement des enfants prématurés. Enfin, les contrats d'attribution signés entre les réseaux de soins et les hôpitaux sont de plus en plus questionnés. Au bout d'un an, le constat s'impose: la concurrence dans le système de santé déplace les incitations. Au lieu de seulement pousser les hôpitaux à réduire les dépenses, elle les amène à essayer d'encaisser plus. Notre enquête.

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