06.02.2015 à 08:07

SyrieLa famille de l'otage Austin Tice se mobilise

Le journaliste américain Austin Tice a disparu en Syrie en 2012. L'Etat islamique ne serait pas à l'origine de l'enlèvement.

On ne sait pas dans quel pays se trouve l'otage américain.

On ne sait pas dans quel pays se trouve l'otage américain.

AFP

La famille du journaliste américain Austin Tice, disparu en Syrie en août 2012, pense que le jeune homme est vivant et a lancé jeudi une campagne médiatique pour obtenir sa libération. Au cours du mois de février, les sites internet de plusieurs centaines de médias seront ainsi ornés d'une bannière numérique #FreeAustinTice (Libérez Austin Tice).

«Après presque deux ans et demi, nous avons besoin de dire au monde entier que notre fils a disparu et que nous avons besoin d'aide pour qu'il rentre à la maison», a déclaré sa mère, Debra Tice, qui est apparue avec son époux, Marc Tice, lors d'une conférence de presse organisée à Washington par l'ONG Reporters sans Frontières.

Circonstances mystérieuses

Austin Tice, 33 ans, a été enlevé près de Damas le 14 août 2012, mais il ne serait pas otage de l'organisation de l'Etat islamique, à la différence du journaliste japonais Kenji Goto, exécuté par les djihadistes le mois dernier, ou de James Foley, un journaliste américain, qui avait collaboré avec l'AFP et a été assassiné par le groupe EI l'année dernière.

Marc Tice a expliqué que les circonstances de la captivité de son fils «sont encore mystérieuses», mais qu'il serait retenu par «une entité syrienne».

La campagne médiatique vise à attirer l'attention sur le sort du journaliste, parce que «les gouvernements, comme les êtres humains, sont réceptifs aux encouragements».

Pas de rançon

Lors de leur séjour à Washington, les parents d'Austin Tice ont également participé au «réexamen complet de la manière dont le gouvernement américain» traite de la question des enlèvements de ses citoyens, ordonné par le président Barack Obama l'an dernier.

Les Etats-Unis affirment ne jamais verser de rançons pour faire libérer leurs otages. «Nous sommes très reconnaissants au président Obama d'avoir ordonné cet examen de la politique américaine concernant les otages (...) et nous sommes heureux de pouvoir participer à ce processus», a dit M. Tice.

Mais son épouse s'est dit «effarée» qu'il n'existe «aucune agence ou aucune entité dédiée à la poursuite d'un seul et même objectif: le retour des otages».

Dans une tribune publiée par le Washington Post, le couple a exhorté l'administration américaine «à mieux communiquer avec les familles des journalistes disparus et enlevés».

Austin Tice travaillait comme pigiste pour le groupe de presse McClatchy News, le Washington Post et CBS, entre autres. Il a également collaboré avec l'AFP, la BBC et Associated Press.

(AFP)

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