Chine: La femme la plus riche d’Asie perd la moitié de sa fortune

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ChineLa femme la plus riche d’Asie perd la moitié de sa fortune

Yang Huiyan, riche héritière dans l’immobilier, a vu, selon le classement Bloomberg, sa fortune passer de 23,7 milliards de dollars à 11,3 milliards. 

Yang Huiyan est l’actionnaire majoritaire de Country Gardent, le groupe le plus importants dans l’immobilier chinois. 

Yang Huiyan est l’actionnaire majoritaire de Country Gardent, le groupe le plus importants dans l’immobilier chinois. 

AFP

La femme la plus riche d’Asie a vu sa fortune fondre de moitié, en raison d’une crise de l’immobilier en Chine qui a lourdement fragilisé le secteur, montrait jeudi un classement des milliardaires. La richesse de la discrète Yang Huiyan, née en Chine, était évaluée l’an dernier à 23,7 milliards de dollars, mais est aujourd’hui estimée à seulement à 11,3 milliards, d’après le classement Bloomberg.

Mme Yang est l’actionnaire majoritaire de Country Garden. Il s’agit de l’un des plus importants promoteurs de Chine, qui avait réalisé l’an dernier le plus gros chiffre d’affaires du secteur en dépit d’une crise de l’immobilier.  Fragilisés, certains groupes luttent pour leur survie, à l’image du promoteur Evergrande, étranglé par une ardoise abyssale de quelque 300 milliards de dollars. Country Garden est comparativement en meilleure santé financière, mais le groupe tente toutefois d’accroître ses liquidités à l’approche d’échéances de paiement.

La mise en vente mercredi par le groupe de nouvelles actions pour lever des fonds a ainsi été perçue par les marchés comme un signe de vulnérabilité. Mercredi, l’action Country Garden a ainsi perdu 15% de sa valeur à la Bourse de Hong Kong, réduisant encore de fait la fortune personnelle de Yang Huiyan.

Riche héritière

Selon la presse officielle, la quadragénaire est devenue milliardaire depuis qu’elle a hérité en 2005 des actions de son père, le fondateur de Country Garden.

Madame Yang Huiyan

Madame Yang Huiyan

Site internet de Country Garden

La réforme du logement en Chine (1998), qui a créé un véritable marché immobilier, a entraîné un boom fulgurant du secteur, entretenu par les normes sociales, l’acquisition d’un bien étant souvent un prérequis au mariage. Mais l’endettement massif des promoteurs est perçu ces dernières années par le pouvoir comme un risque majeur pour l’économie et le système financier du pays.

Pour réduire l’endettement du secteur, Pékin a ainsi durci progressivement depuis 2020 les conditions d’accès au crédit pour les promoteurs, ce qui a tari les sources de financement des groupes déjà endettés. Une vague de défauts de paiement a suivi, notamment celui du groupe Evergrande. Jouant sa survie, l’ex-numéro un chinois de l’immobilier doit dévoiler dans les prochains jours les prémices d’un plan de restructuration.

(AFP)

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