Affaire Skripal: La fille de l'ex-espion empoisonné veut rentrer en Russie
Publié

Affaire SkripalLa fille de l'ex-espion empoisonné veut rentrer en Russie

Ioulia Skripal a fait une première apparition médiatique depuis son empoisonnement au Royaume-Uni le 4 mars dernier.

1 / 59
Selon une enquête indépendante, un haut gradé des services de renseignement militaires russes aurait empoisonné l'ancien espion russe Sergueï Skripal depuis Londres. (Samedi 29 juin 2019)

Selon une enquête indépendante, un haut gradé des services de renseignement militaires russes aurait empoisonné l'ancien espion russe Sergueï Skripal depuis Londres. (Samedi 29 juin 2019)

AFP
L'ancienne maison de Sergueï Skripal, à Salisbury, en cours de décontamination. La Grande-Bretagne a refusé l'accès diplomatique à l'ancien espion à la Russie. (Mardi 5 mars 2019)

L'ancienne maison de Sergueï Skripal, à Salisbury, en cours de décontamination. La Grande-Bretagne a refusé l'accès diplomatique à l'ancien espion à la Russie. (Mardi 5 mars 2019)

AFP
L'Union européenne a sanctionné lundi le chef du renseignement militaire russe (GRU), son adjoint et deux agents, jugés responsables de l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripa, en gelant leurs avoirs. (Lundi 21 janvier 2019)

L'Union européenne a sanctionné lundi le chef du renseignement militaire russe (GRU), son adjoint et deux agents, jugés responsables de l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripa, en gelant leurs avoirs. (Lundi 21 janvier 2019)

AFP

Ioulia Skripal, empoisonnée en mars en Angleterre avec son père, l'ex-espion Sergueï Skripal, a déclaré dans une vidéo diffusée mercredi qu'elle souhaitait rentrer en Russie. Mais elle veut d'abord se rétablir.

«Je suis sortie de l'hôpital le 9 avril, mais mon traitement continue», affirme la jeune femme de 33 ans dans cette vidéo communiquée à l'agence Reuters et diffusée par la télévision russe. «Dans le futur, je souhaite rentrer chez moi dans mon pays».

Vêtue d'une robe bleue, elle esquisse un sourire avant de s'exprimer en russe, exprimant sa reconnaissance aux diplomates russes tout en disant qu'elle n'est «pas prête» à accepter à ce stade l'aide de l'ambassade russe. «Je ne veux pas rentrer dans les détails, mais je voudrais juste dire que le traitement était lourd et profondément déprimant», dit-elle dans cette première apparition médiatique depuis son empoisonnement à Salisbury le 4 mars. «J'essaye de prendre un jour après l'autre et je veux aider mon père jusqu'à ce qu'il se remette complètement».

Sergueï Skripal est sorti de l'hôpital où il était soigné le 18 mai. «Ma vie a été bouleversée et maintenant j'essaye de m'accoutumer aux changements incroyables dans ma vie, tant physiques qu'émotionnels», explique-t-elle.

L'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia à l'aide d'un agent innervant a provoqué une grave crise diplomatique entre Londres, soutenue par ses alliés occidentaux, et Moscou, accusée d'être responsable de l'attaque survenue début mars, mais qui nie vigoureusement toute implication. Cette crise s'est traduite par la plus importante vague d'expulsions croisées de diplomates de l'Histoire.

(ats)

Votre opinion