Football: La finale n'a pas atteint les sommets promis
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FootballLa finale n'a pas atteint les sommets promis

Les Reds se sont imposés 2 à 0 au terme d’une finale de Ligue des champions qui n'a que peu permis de vibrer.

par
Patrick Oberli
Madrid

Jürgen Klopp peut jubiler! On ne dira plus jamais que le coach de Liverpool est maudit à force de perdre les finales où ses équipes sont engagées. Samedi soir au Metropolitano Stadium de Madrid, son équipe a remporté sa sixième Ligue des champions, en battant Tottenham Hotspur par deux à zéro.

Dans un match qui a surtout valu par la tension générée par un début catastrophique pour les Londoniens. En effet, la partie n’avait pas vraiment encore commencé que Sadio Mané s’échappe dans le dos de Kieran Trippier. L’attaquant contrôle et temporise. Puis subitement centre. Le ballon frappe la poitrine puis le bras décollé de Moussa Sissoko, en train de replacer un coéquipier.

L’arbitre Damir Skomina siffle, demande l’avis de l’assistance vidéo, et confirme le penalty. Cette finale 2019 n’est pas encore vieille de deux minutes que Mohamed Salah donne déjà l’avantage à Liverpool. Un début de match cauchemardesque pour les Spurs. Et une décision qui va probablement alimenter encore de nombreuses conversations et expertises, tant elle a eu un impact prédominant sur la partie, avant que Liverpool n’inscrive le deuxième but dans les dernières minutes.

Regroupés

Car même si Tottenham Hotspur a bien essayé d’oublier ce fait de jeu, ils n’ont pas réussi à revenir dans la partie. La faute aussi à des Reds qui ont profité pour changer d’attitude. Toujours aussi regroupés autour de leur milieu de terrain, ils ont toutefois limité leurs envies offensives pour laisser le ballon à des Spurs bien empruntés.

Impossible ou presque pour ces derniers de passer les deux lignes arrières de Liverpool dirigées avec une autorité remarquable par Jordan Henderson au milieu et Virgil Van Dijk, derrière. Mais il faut admettre que ni Dele Alli ni Harry Kane ou encore Heung-Min Son n’ont été à la hauteur non plus, donnant à cette finale une lenteur inattendue. À cet instant, on se disait que le mage Pochettino aurait bien besoin de quinze minutes pour métamorphoser son équipe, pourtant reconnue pour être protéiforme.

Essayer d'aller de l'avant

Du mieux, il y en a eu du côté des Spurs dès le début de la deuxième période. Certes pas au point de faire de les transformer en armada invincible, mais au moins d’essayer d’aller de l’avant, et pourquoi pas d’adresser quelques frappes en direction d’Alisson Becker. Conjugué au fait que Liverpool n’attendait que ça, la partie s’est un peu ouverte, à défaut de s’améliorer d’un point de vue technique. Des espaces se sont libérés, dont chaque équipe a profité à tour de rôle.

Au fur et à mesure des minutes, la tension est devenue plombante. Avec cette question en toile de fond: Tottenham réussira-t-il à changer la face du match dans les dernières minutes, comme ce fut le cas à maintes reprises durant toute l’épopée miraculeuse qui l’a mené à Madrid?

A dix minutes de la fin, ce scénario impensable en première mi-temps commençait à prendre forme, comme lorsque Becker détournait du bout des doigts un coup franc de Christian Eriksen. Liverpool pouvait craquer à tout moment, mais aussi faire la différence.

Finalement la pièce est tombée du côté des Reds quant à la 87e minute, Divock Origi, décalé par Joël Matip sur la gauche, a frappé spontanément du pied gauche dans le coin opposé. Deux à zéro et une sixième Ligue des champions pour Liverpool. Mais pas de quoi oublier que cette finale, commencée sur un fait de jeu qui a peut-être tout changé, n’a pas atteint les sommets qu’elle promettait.

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