Lausanne - La Fondation du Béjart Ballet veut un audit en profondeur
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LausanneLa Fondation du Béjart Ballet veut un audit en profondeur

Après l’audit interne qui a révélé de graves dysfonctionnements au sein de la prestigieuse école de danse, coupant ses deux têtes, la Fondation diligente un audit «global».

Photo d’illustration.

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La Fondation du Béjart Ballet va lancer un audit sur l’ensemble de sa structure après qu’une première enquête sur sa prestigieuse école de danse a révélé de «graves manquements» qui ont conduit au renvoi du directeur.

Dans un communiqué publié vendredi, la Fondation, qui chapeaute la prestigieuse école de danse Rudra Béjart fondée par Maurice Béjart à Lausanne, a indiqué avoir eu «connaissance de nouvelles allégations dirigées contre l’institution, y compris la compagnie du Béjart Ballet Lausanne».

«Bien que ces éléments rapportés, qui touchent au climat de travail et à des comportements inappropriés, ne soient à ce stade ni étayés ni confirmés, le Conseil de fondation a pris la décision immédiate de confier un audit général à une société spécialisée», a-t-elle souligné.

Cet audit portera sur l’ensemble du périmètre de la Fondation Béjart Ballet Lausanne – la compagnie et l’école – et examinera «les questions de santé et sécurité au travail, de climat général de travail et d’encadrement», a précisé le communiqué.

Éléments préoccupants

En février dernier, le Conseil de Fondation du Béjart Ballet a pris connaissance d’éléments préoccupants mettant en cause la direction de l’école de danse, l’obligeant à lancer un premier audit.

Les auteurs du rapport ayant constaté «un certain nombre de faits et comportements révélant de graves manquements de la part de la direction», la Fondation a pris la décision de résilier le contrat du directeur de l’école de danse, Michel Gascard, et de son épouse Valérie Lacaze, également régisseuse de l’école, qui a annoncé la suspension de ses cours la semaine dernière.

L’école de danse, fondée en 1992 par Maurice Béjart, forme une quarantaine d’élèves âgés de 16 à 20 ans et venus du monde entier.

La chaîne publique RTS, qui a recueilli des témoignages d’élèves ainsi que de la présidente de la Fondation, Solange Peters, affirme que l’audit a révélé des «abus de pouvoir, du népotisme et de graves dysfonctionnements pédagogiques».

De nombreux témoignages d’élèves récoltés par la RTS, la plupart anonymes, accablent le directeur. Ils évoquent des faits de maltraitance psychologique, de tyrannie et de surentraînement, a indiqué la chaîne.

(AFPE)

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