Santé - La France autorise les porteurs du VIH à donner leurs organes
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SantéLa France autorise les porteurs du VIH à donner leurs organes

Les greffes entre une personne séropositive et une autre seront désormais possibles dans l’Hexagone, a annoncé jeudi le ministère de la Santé.

En France, les personnes porteuses du VIH ne seront plus exclues des listes de donneurs d’organes, a décidé jeudi le ministère de la Santé. Mais les greffes ne seront possibles qu’avec d’autres séropositifs.

En France, les personnes porteuses du VIH ne seront plus exclues des listes de donneurs d’organes, a décidé jeudi le ministère de la Santé. Mais les greffes ne seront possibles qu’avec d’autres séropositifs.

Photo d’illustration/AFP PHOTO/CHU TOULOUSE

Les personnes infectées par le VIH, le virus responsable du sida, peuvent désormais «donner leurs organes à des personnes elles-mêmes vivant avec le VIH», a indiqué jeudi le ministère français de la Santé.

Ce changement représente «un espoir pour de nombreux patients séropositifs, souvent atteints de pathologies hépatiques et en attente d’une greffe», souligne le ministère dans un communiqué.

«Cette nouvelle possibilité» est permise par «les progrès, dans les traitements contre le VIH et dans les techniques de transplantation», explique-t-il.

Elle «intervient suite à la mise en place, en 2015, d’un dispositif similaire pour les personnes atteintes des marqueurs infectieux de l’hépatite C», qui avait fait l’objet d’une évaluation positive, rappelle le ministère.

En élargissant la liste des donneurs potentiels, il s’agit aussi d’une initiative «bénéfique pour tous», puisqu’elle libère «de précieuses places sur la liste d’attente» pour les patients séronégatifs nécessitant une greffe.

Les patients infectés par le VIH en attente d’une greffe peuvent recevoir un greffon d’une personne séronégative ou séropositive.

Sous conditions strictes

La possibilité de don s’applique aux «donneurs, vivants et décédés, connus comme étant séropositifs pour le VIH, sous traitement antirétroviral stable et ayant un dépistage génomique du VIH négatif dans les douze derniers mois», tandis que leurs organes pourront «être greffés à des receveurs séropositifs pour le VIH en infection contrôlée».

Environ 173’000 personnes vivent en France avec le VIH, virus qui affecte les défenses immunitaires.

Les traitements antirétroviraux au long cours, qui permettent de contrôler l’infection jusqu’à rendre le virus indétectable dans l’organisme, peuvent entraîner une toxicité pour le foie et, pour certains, les reins.

(AFP)

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