02.05.2020 à 14:30

La France prolonge l'état d'urgence sanitaire

Coronavirus

L'Exécutif a annoncé qu'il serait prématuré de lever l'état d'urgence sanitaire le 23 mai prochain. Celui-ci est donc prorogé au 24 juillet. Le texte doit encore être validé par le parlement.

Le ministre de la Santé français, Olivier Véran.

Le ministre de la Santé français, Olivier Véran.

AFP

Le gouvernement français a décidé ce samedi de prolonger de deux mois, jusqu'au 24 juillet, l'état d'urgence sanitaire en vigueur pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Le pouvoir de verbaliser s'est notamment élargi aux agents des transports en commun après le 11 mai.

L'état d'urgence sanitaire est effectif depuis le 24 mars. Sa levée le 23 mai «serait prématurée», «les risques de reprise épidémique» étant «avérés en cas d'interruption soudaine des mesures en cours», indique le projet de loi examiné ce samedi en conseil des ministres et qui doit être soumis à partir de lundi au Parlement.

Le texte précise notamment les conditions de quarantaine des personnes arrivant en France et atteintes du virus. Il porte aussi sur la mise en oeuvre d'un «système d'information» concernant les personnes malades et leur entourage pour une durée maximale d'un an.

Il vise à «conforter le cadre juridique» et l'«élargir» pour «y intégrer les enjeux du déconfinement», qui doit débuter le 11 mai, a indiqué le ministre de la santé Olivier Véran à l'issue du conseil des ministres.

Vivre avec

«Nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus», a-t-il souligné. «Apprendre à vivre avec le virus, voilà l'enjeu des prochains mois», a renchéri Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur a rappelé que le 11 mai, si les conditions sont réunies, la règle générale redeviendra la liberté de circulation et les Français n'auront plus à produire d'attestation pour sortir dans la rue».

Port du masque obligatoire

Cependant, le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun, a rappelé le ministre et les commerces rouvriront sous conditions de respecter les gestes barrières.

Pour ces raisons, «les adjoints de sécurité (...) ainsi que les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l'autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non respect des règles de l'urgence sanitaire et le sanctionner», a-t-il détaillé.

«C'est un apport considérable, c'est une marque de confiance. C'est nous donner toutes les chances pour que le déconfinement se déroule dans les meilleures conditions sanitaires possibles», a précisé Christophe Castaner en appelant cependant au «civisme des Français».

«Si certains contrôles seront encore nécessaires, nous comptons sur le civisme des Français et l'esprit de responsabilité», a-t-il dit. Le nouveau coronavirus a fait 24'594 morts en France selon le dernier bilan officiel communiqué vendredi soir.

(ats)

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