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Matières premièresLa fusion entre Glencore et Xstrata prend du retard

La finalisation de la fusion entre le numéro un mondial des matières premières, le zougois Glencore, et le géant minier voisin Xstrata n'interviendra qu'à l'issue du mois de janvier 2013.

L'union des deux sociétés donnera naissance à un mastodonte qui a généré l'an passé un chiffre d'affaires cumulé de près de 200 milliards de francs.

L'union des deux sociétés donnera naissance à un mastodonte qui a généré l'an passé un chiffre d'affaires cumulé de près de 200 milliards de francs.

AFP

Dans un communiqué diffusé lundi, Glencore explique que les autorités sud-africaines en charge de la surveillance de la concurrence ont reporté à janvier une audition, alors que le processus d'autorisation est toujours en cours. Pour être finalisé, le mariage entre les deux groupes sis à Baar nécessite encore également le feu vert des autorités chinoises.

Pour mémoire, la Commission européenne a approuvé sous condition le 22 novembre dernier la mégafusion du numéro un mondial des matières premières et du groupe minier. Glencore doit mettre fin à ses contrats en Europe avec le numéro un mondial du zinc, le belge Nyrstar.

Gardienne de la concurrence en Europe, la Commission s'inquiétait des conséquences de la mégafusion entre les deux groupes sur le marché du zinc, notamment une tendance haussière des prix de ce métal très utilisé dans l'industrie. Elle avait jugé que le mariage, tel que notifié initialement, aurait posé des problèmes de concurrence dans la fourniture de zinc en renforçant la «position déjà importante» de Glencore dans ce domaine.

Rebondissements

Les actionnaires de Glencore et Xstrata avaient donné leur feu vert à la fusion deux jours plus tôt, alors que les deux groupes avaient soumis leur projet de fusion début octobre à Bruxelles. Annoncée en février, l'opération a nécessité neuf mois de discussions serrées entre les deux protagonistes et leurs principaux actionnaires.

Après plusieurs rebondissements et négociations en coulisse, Glencore est parvenu à rallier à ses plans Qatar Holdings. La firme a toutefois été contrainte d'améliorer son offre pour briser les réticences du fonds souverain.

L'union des deux sociétés donnera naissance à un mastodonte qui a généré l'an passé un chiffre d'affaires cumulé de près de 200 milliards de francs, soit deux fois celui du numéro un mondial de l'alimentation Nestlé. En joignant ses forces à son voisin Xstrata, Glencore vient lutter sur les terres des anglo-australiens BHP Billiton et Rio Tinto ainsi que du brésilien Vale.

(ats)

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