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FranceLa garde à vue de Claude Guéant a été levée

La garde à vue entamée lundi de l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant, dans l'enquête sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie, a été levée mercredi.

Claude Guéant en 2012, alors qu'il était ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy.

Claude Guéant en 2012, alors qu'il était ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy.

Keystone

Claude Guéant, ex-ministre de l'Intérieur et ancien secrétaire général de l'Elysée fera l'objet ultérieurement d'une convocation par le juge d'instruction. En attendant, il a été libéré ce mercredi de sa garde à vue.

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant sera convoqué ultérieurement par les juges d'instruction qui enquêtent sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.

Claude Guéant, qui pourrait être mis en examen, avait été mis en garde à vue lundi matin et entendu ensuite dans les locaux de la brigade financière de la PJ parisienne. Les enquêteurs devaient interroger l'ancien secrétaire général de l'Elysée sur son rôle dans la décision de recourir à l'arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, dans celle de ne pas contester la sentence et dans la fiscalité jugée avantageuse appliquée à l'indemnité de plus de 400 millions d'euros octroyée en 2008 à l'homme d'affaires.

Quel rôle pour l'avocat Gilles August?

L'avocat parisien Gilles August, qui avait défendu les intérêts du CDR, organe chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais au moment de l'arbitrage, avait lui aussi été placé en garde à vue lundi, mais celle-ci a été levée mercredi matin sans poursuites à ce stade, a indiqué à l'AFP son entourage.

Le rôle de Gilles August intéresse les magistrats, qui estiment qu'il avait été enrôlé en 2007 dans la défense du CDR par son patron de l'époque, Jean-François Rocchi, un des cinq mis en examen pour «escroquerie en bande organisée» dans ce dossier.

Les juges soupçonnent que la décision de recourir à l'arbitrage, prise à l'automne 2007, plutôt que de poursuivre le processus devant les tribunaux ordinaires, a été motivée par la volonté de favoriser l'homme d'affaires. Un an plus tôt, la Cour de cassation avait cassé une décision de la cour d'appel de Paris lui octroyant 135 millions d'euros de dommages et intérêts.

(AFP)

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