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TessinLa Garde Suisse pontificale prend des cours à Isone

Quinze gardes suisses du pape ont commencé le 1er novembre une formation intensive au Tessin.

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Les aspirants de la Garde suisse pontificale sont en formation à Isone (TI). Après les attaques terroristes à Paris et à Bruxelles, le danger potentiel a changé et le territoire du Saint-Siège est trop étroit pour des exercices de tirs ou autres. A cet effet, la Garde suisse a donc signé en septembre dernier une convention avec la police cantonale du Tessin pour effectuer une partie de sa formation au Tessin. (15 novembre 2016)

Les aspirants de la Garde suisse pontificale sont en formation à Isone (TI). Après les attaques terroristes à Paris et à Bruxelles, le danger potentiel a changé et le territoire du Saint-Siège est trop étroit pour des exercices de tirs ou autres. A cet effet, la Garde suisse a donc signé en septembre dernier une convention avec la police cantonale du Tessin pour effectuer une partie de sa formation au Tessin. (15 novembre 2016)

Reuters
Les cours sont coordonnés par le Centre de formation de police de Giubiasco, un des cinq reconnus au niveau national. (15 novembre 2016)

Les cours sont coordonnés par le Centre de formation de police de Giubiasco, un des cinq reconnus au niveau national. (15 novembre 2016)

Keystone
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La plus petite armée du monde a pris la mesure des nouveaux dangers au Vatican et en Italie.

«Le danger potentiel a changé», a déclaré mardi devant la presse Christoph Graf, commandant des gardes suisses à Isone. Les attaques terroristes ont aussi eu leurs effets sur le service de sécurité du Vatican.

Comme le territoire du Saint-Siège est trop étroit pour des exercices de tirs ou autres, les hommes du pape s'entraînaient jusqu'à présent sur des installations en Italie. Mais depuis les attentats de Bruxelles et de Paris, ces places sont occupées en priorité par les forces de sûreté italiennes.

Soutien du DDPS

La Garde suisse a donc signé en septembre dernier une convention avec la police cantonale du Tessin pour effectuer une partie de sa formation au Tessin. Elle reçoit également un soutien logistique du Département fédéral de la défense. «Nous avons été accueillis à bras ouverts», a relevé le commandant Graf.

Le séjour des 15 hommes du Vatican n'a cependant rien d'une promenade de santé. Au programme: exercices de tirs, protection rapprochée, premiers secours, lutte anti-incendie, sans parler des cours de droit, d'italien et de l'accompagnement spirituel. Les gardes jurent en effet de défendre le pape au péril de leur vie.

Pas de sortie

Hormis une petite excursion aux châteaux de Bellinzone, les gardes ont l'interdiction de sortir de la place d'arme. Pas grave, selon la recrue Philipp Bischof, pour qui le programme est très dense. Les soldats du pape doivent en effet absorber le même programme que les élèves policiers mettent un an à approfondir.

Les 15 gardes pontificaux séjourneront au Tessin jusqu'au 27 novembre avant de rentrer à Rome où ils suivront un cours de langue accéléré. L'engagement au service du pape dure 26 mois. Chaque année, 30 nouveaux membres doivent être formés, selon M. Graf. Les sortants se reconvertissent souvent dans le domaine de la sécurité.

Deux autres cours sont prévus en février et octobre/novembre 2017. Les gardes suisses sont chargés de la protection du Saint-père et de sa résidence depuis le 22 janvier 1506.

(ats)

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