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FranceLa gauche redoute le pire au deuxième tour des municipales

Le premier tour, il y a une semaine, a été calamiteux pour la gauche au pouvoir face à la droite et à l'extrême droite et le premier ministre Jean-Marc Ayrault pourrait en faire les frais.

Les politiques se demandent si les citoyens français vont-ils confirmer la percée du Front National à l'occasion du second tour des élections municipales.

Les politiques se demandent si les citoyens français vont-ils confirmer la percée du Front National à l'occasion du second tour des élections municipales.

Keystone

Les Français ont repris le chemin des urnes dimanche pour un second tour des municipales à haut risque pour le pouvoir socialiste, qui espère limiter la casse après le revers du premier tour, quand la droite escompte une nette victoire et le FN entend gagner plusieurs villes.

A 8H00 les bureaux de vote ont ouvert en métropole - sous un soleil un peu voilé pour une large partie du pays. Les électeurs de Nouvelle-Calédonie avaient été les premiers se rendre dans les bureaux de vote - samedi soir à 22H00 heure de Paris compte-tenu du décalage horaire. La Réunion et Mayotte ont commencé à voter également avant la métropole dans la matinée.

Il s'agit du premier scrutin national pour François Hollande depuis le début de son quinquennat, en mai 2012, et l'ampleur de la déconvenue essuyée par les socialistes au premier tour renforce l'hypothèse d'un remaniement rapide, désormais jugé inéluctable.

La grosse inconnue demeure le maintien de Jean-Marc Ayrault à son poste, les deux noms les plus souvent cités pour son remplacement éventuel étant ceux de Manuel Valls et Laurent Fabius. De toute évidence, le président Hollande devrait prendre sa décision en tout début de semaine prochaine, peut-être dès lundi, au vu des résultats de dimanche.

La gauche craint une nouvelle raclée

Le scrutin sera clos à 18H00, 19H00 ou 20H00 selon la taille des communes. Seulement 6455 d'entre elles sont concernées par le second tour. La mobilisation est l'un des enjeux majeurs de ce second tour, après le taux d'abstention record enregistré la semaine dernière (36,45%), nettement plus parmi les sympathisants de gauche que ceux de droite, selon les sondages.

Du coup les responsables socialistes n'ont eu de cesse, la semaine écoulée, d'appeler l'électorat de gauche à se mobiliser pour espérer limiter les dégâts. Car de nombreuses villes PS sont menacées de basculer à droite: Strasbourg, Toulouse, Saint-Etienne, Reims, Metz, Caen, mais aussi des villes moyennes comme Angoulême, Belfort, Chambéry, Roanne, Périgueux.

Même Paris, où Anne Hidalgo, la candidate socialiste, s'est maintenue en tête dans les sondages, annonce un scrutin plus serré que prévu face à la candidate UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Quid du FN?

Le Front national fonde de grands espoirs, depuis la victoire au premier tour de l'un de ses dirigeants, Steeve Briois, à Hénin-Beaumont, lequel s'apprête dimanche matin à passer l'écharpe tricolore, une fois qu'il aura été élu maire par son conseil municipal.

Le parti de Marine Le Pen espère remporter Fréjus et Béziers, où il soutient Robert Ménard. Arrivé en tête dans 21 communes, le FN sera présent dans 328 d'entre elles. Le directeur du festival d'Avignon a menacé de délocaliser l'événement en cas de victoire du candidat du FN, Philippe Lottiaux, arrivé en tête au premier tour.

(ats/afp)

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