Actualisé 28.06.2014 à 15:33

ManifestationLa Gay Pride s'élance sous une pluie battante à Paris

Des pancartes, des drapeaux arc-en-ciel et de la musique: la Gay Pride a débuté samedi à Paris dans une ambiance aussi revendicative que festive, sous une grosse pluie.

«Nous n'acceptons plus les inégalités», a lancé une oratrice sur un char en donnant le top départ de cette marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans (LGBT), un an après l'adoption du mariage pour tous.

Après l'avoir vivement applaudie, des milliers de personnes et une trentaine de chars sont partis vers 15H00 du Luxembourg en direction de la place de la République. On apercevait ici ou là des déguisements de travestis, et de nombreux drapeaux arc-en-ciel.

«L'égalité = le chantier a été bâclé»

Sur l'un des chars, décoré d'outils, de pinceaux et de taches de peinture, on pouvait lire: «L'égalité = le chantier a été bâclé». La chanteuse Tara McDonald, marraine de l'événement, s'est dite «choquée» par les manifestations anti-mariage homosexuel de l'an dernier. «Cela montre qu'il reste du travail à faire (....) Il faut faire évoluer les mentalités et éduquer les gens.»

«Le compte n'y est pas», a estimé Nicolas Rividi, porte-parole de l'Inter-LGBT chargé des questions de discriminations. «On est extrêmement circonspect sur l'action gouvernementale. Les engagements du président (Hollande) ou du gouvernement sont tenus a minima et encore... Certains sont menacés, comme les ABCD de l'égalité.»

«On a l'impression que le gouvernement est figé»

Une pancarte proclame «Nous existons, nous exigons des droits» et, sur un char, des silhouettes de pendus en carton rappellent que «11 pays condament à mort l'homoxesualité».«Nous voulons une nouvelle loi pour sécuriser nos familles», a réclamé Marjorie Monni, porte-parole chargée des questions de familles.

«Il faut que, comme les hétéros, nous puissions déclarer nos enfants en mairie, il faut ouvrir la PMA à toutes les femmes, il faut des ouvertures en matière de filiation en dehors du mariage», a-t-elle souhaité.Pascal, 50 ans, est désabusé: «L'an dernier, on a fait la fête, j'ai pu me marier en septembre. Mais cette année, on a l'impression que le gouvernement est figé. Je ne voudrais pas que tous les 15 ans, on ait une avancée et qu'il faille attendre 15 ans de plus pour la suivante.»

(AFP)

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