Economie: La géopolitique, «principale source d'incertitude»
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EconomieLa géopolitique, «principale source d'incertitude»

Le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, se veut attentif pour les mois et années à venir.

Mario Draghi s'exprimait devant le Parlement européen.

Mario Draghi s'exprimait devant le Parlement européen.

Keystone

Le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a présenté les récents événements géopolitiques comme «la source majeure d'incertitudes» pour l'économie, après le Brexit ou encore l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis. Il s'exprimait devant le Parlement européen.

«Si l'on regarde les événements récents, il est assez clair que l'incertitude géopolitique est devenue la source majeure d'incertitudes pour les mois à venir», a déclaré M. Draghi, lors d'une audition devant la commission des affaires économiques et financières du Parlement européen.

Le dirigeant de la BCE a notamment mis en avant la décision des électeurs britanniques de quitter l'Union européenne (UE). Il a souligné ses risques éventuels sur les économies européennes.

«Il est difficile de prédire les implications économiques précises de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Elles dépendront surtout du calendrier, de l'évolution et de l'issue finale des prochaines négociations. Il est donc important d'avoir dès que possible une vision claire du processus de négociation pour réduire les incertitudes», a plaidé Mario Draghi.

Marchés résistants

L'élection surprise de Donald Trump, apôtre du protectionnisme, à la Maison Blanche, a par ailleurs soulevé de nombreuses questions sur la future politique économique de la première puissance mondiale.

Après une forte réaction initiale des places financières, qui ont chuté dans le sillage de ces deux événements, leur apaisement «nous conduit à conclure que les marchés sont plus résistants que ce que l'on aurait attendu il y a quelques années», s'est cependant félicité le patron de la BCE.

«Ces changements sont assez profonds. Ils vont affecter la réalité non seulement des prochains mois mais aussi des prochaines années. Il est donc très difficile d'évaluer maintenant exactement leur impact final», a-t-il poursuivi, enjoignant à continuer à travailler à la reprise en zone euro, à renforcer le marché unique et à préserver la stabilité financière.

(ats)

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