Tennis: La grande angoisse de Federer
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TennisLa grande angoisse de Federer

Le Bâlois a confessé une phobie bien de chez nous, les restes d'un souvenir de gosse qui l'a marqué.

par
Christian Despont New York
AFP

Promis-juré, Roger Federer n’est pas superstitieux. Pas même avec son chiffre fétiche, le 8. «Ce chiffre a une signification particulière, je l’avoue, mais uniquement parce que je suis né le 8 août 1981. Ce n’est rien d’autre qu’un numéro. Honnêtement, je ne suis pas tellement superstitieux.» Pas tellement...

Disons donc que certaines habitudes sont devenues particulièrement rituelles. «Ma seule angoisse, a spontanément confié le maître, c’est d’arriver en retard à un match. Je ne pars jamais de l’hôtel au dernier moment parce que, sinon, je revois ces années chez les juniors où tout le monde court partout et où tu entends crier: «Quelqu’un a vu ce gamin, Roger?» Le match va commencer, et tu n’es pas au courant. Tu joues dans la forêt avec tes copains et les gars lancent la rencontre pour que tu rappliques.»

Ces souvenirs de gosse l’ont sans doute marqué car, aujourd’hui, Roger Federer est attaché (ligoté?) à sa montre, et pas seulement pour toucher des royalties. «J’ai toujours eu peur de rester coincé dans le trafic, de manquer un match à cause d’un imprévu. Globalement, je suis très attaché à la ponctualité. J’essaie d’arriver à l’heure partout où je vais.»

Pas d’autres angoisses. Pas tellement... «Je sais que chaque joueur a ses rituels mais, moi, je me fiche de marcher sur les lignes, de commencer le match avec ma raquette fétiche, de savoir si les gens sont assis à la même place dans mon box. J’ai toujours dit que j’avais déjà bien assez à faire avec un match tennis, sans m’encombrer l’esprit avec des broutilles. Je ne veux jamais créer cette dépendance à des habitudes. Je ne suis pas comme ça. Je vous le promets.»

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