Crise migratoire: La Grèce demande l'aide de l'Union européenne
Actualisé

Crise migratoireLa Grèce demande l'aide de l'Union européenne

Athènes veut de l'aide logistique pour mettre en oeuvre l'accord conclu entre l'UE et la Turquie pour enrayer l'afflux des migrants.

1 / 81
Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)

Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)

Marina Militare, Reuters
Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).

Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).

Keystone
Athènes a commencé jeudi à évacuer du port du Pirée des centaines de migrants. (Jeudi 31 mars 2016)

Athènes a commencé jeudi à évacuer du port du Pirée des centaines de migrants. (Jeudi 31 mars 2016)

Keystone

La Grèce a demandé lundi l'aide logistique de l'Europe pour la mise en oeuvre de l'accord conclu la semaine dernière par l'UE et la Turquie pour enrayer l'afflux de migrants, qui ne tarit pas. Des responsables turcs sont par ailleurs arrivés à Lesbos.

Lundi, au lendemain de son entrée en vigueur, 1662 personnes étaient arrivées sur les îles grecques à 07h00 locales (06h00 suisses9, soit deux fois plus que la veille, selon les autorités.

«Nous devons agir très vite et avec coordination dans les jours qui viennent pour obtenir le meilleur résultat possible. L'aide en ressources humaines doit arriver rapidement», a dit le Premier ministre grec Alexis Tsipras, à l'issue d'un entretien avec le commissaire européen à la Migration et aux Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos.

Renforts attendus

«Nous sommes à un tournant (...). La gestion de la crise des réfugiés pour l'Europe dans son ensemble dépend des progrès et des succès de cet accord», a souligné Dimitris Avramopoulos. Selon lui, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont promis d'envoyer du personnel.

Quatre mille personnes, dont 2300 venant des autres Etats membres de l'Union européenne (UE), doivent participer au dispositif logistique prévu dans le cadre de l'accord. Une structure de coordination doit être mise en place d'ici à vendredi et le personnel est censé arriver sur les îles grecques avant la semaine prochaine.

Migrants «triés»

Peu après 04h30 du matin, une vedette des gardes-côtes grecs a porté secours à 54 migrants en haute mer et les a dirigés vers le port. Au total, autour de 700 arrivées ont été comptabilisées à Lesbos.

Les arrivants sont dirigés vers des bus des garde-côtes qui les conduisent vers le «hot spot» de Moria, un centre où ils sont enregistrés et où leurs demandes d'asile sont traitées.

Avant l'accord conclu vendredi entre l'UE et la Turquie, les migrants et réfugiés étaient libres d'aller à leur guise hors du camp et de se diriger vers les ferries assurant la liaison avec le continent.

Ils seront désormais maintenus dans le camp jusqu'à ce que leurs demandes d'asile soient traitées. Ceux dont les demandes ne seront pas jugées recevables seront renvoyés en Turquie à compter du 4 avril.

Aucun migrant reconduit de force

Pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers l'UE en tenant compte des critères de vulnérabilité de l'ONU. Les mouvements de défense des droits de l'homme jugent cette clause contraire au droit international et envisagent de la contester en justice.

Aucun migrant ne sera reconduit de force en Turquie, a promis lundi un représentant du ministère turc des Affaires étrangères.

Les 72 critères définis par l'UE en vue de la levée de l'obligation de visa pour les voyageurs turcs, promise dans le cadre de l'accord, sont tous pratiquement respectés, a-t-il ajouté.

Le texte adopté vendredi à Bruxelles ne dit rien du sort des 47'000 migrants bloqués en Grèce qui sont arrivés avant son entrée en vigueur. Douze mille d'entre eux attendent au poste frontière gréco-macédonien d'Idomeni.

(ats)

Votre opinion