10.03.2016 à 12:21

Crise migratoireLa Grèce doit être soutenue, selon Sommaruga

A Bruxelles, la conseillère fédérale réagit à la fermeture de la route des Balkans aux migrants.

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Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)

Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)

Marina Militare, Reuters
Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).

Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).

Keystone
Athènes a commencé jeudi à évacuer du port du Pirée des centaines de migrants. (Jeudi 31 mars 2016)

Athènes a commencé jeudi à évacuer du port du Pirée des centaines de migrants. (Jeudi 31 mars 2016)

Keystone

«Une crise humanitaire menace la Grèce, nous ne pouvons pas la laisser seule dans cette situation», a insisté la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga jeudi à Bruxelles. Avec la fermeture de la route des Balkans pour les migrants, la Suisse se tient prête à faire face aux nouvelles donnes.

Le corps de gardes-frontières, les cantons et même l'armée discutent et oeuvrent à des décisions préliminaires, a précisé Simonetta Sommaruga. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) s'exprimait à Bruxelles en marge d'une réunion des ministres de l'intérieur et de la justice de l'UE, à laquelle elle participait.

Ebauché lundi lors d'un sommet à Bruxelles, le projet d'accord prévoit la réadmission en Turquie de tous les migrants arrivés clandestinement en Grèce. En échange, les Européens s'engageraient, pour chacun Syrien renvoyé, à transférer un réfugié syrien depuis la Turquie vers le territoire de l'UE.

A l'aune de la souffrance

Simonetta Sommaruga considère que cette proposition est intéressante. «Certains points doivent cependant être encore précisés», ajoute-t-elle. La question du besoin réel de certains migrants d'être protégés se pose, selon elle. «Mais il n'est pas clair non plus qu'ils ne nécessitent pas de protection», poursuit-elle.

Au final, l'accord avec la Turquie doit être mesuré à l'aune de la souffrance humaine qu'il permettra de réduire, ou au contraire qu'il augmentera. La réunion à Bruxelles des ministres de l'intérieur et de la justice devrait se prolonger vendredi.

(ats)

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