02.10.2019 à 10:27

EmploiLa Grèce paralysée par une nouvelle grève

Mercredi, le gouvernement de droite devait faire face à une nouvelle grève qui vise à protester contre les mesures touchant l'emploi.

Le 24 septembe, une première grève avait eu lieu en Grèce.

Le 24 septembe, une première grève avait eu lieu en Grèce.

Keystone

La Grèce était paralysée mercredi par une nouvelle grève de 24 heures, à l'appel des syndicats du privé et des transports en commun dénonçant un projet de loi qui vise à «la déréglementation du marché de l'emploi», une réforme prônée par le gouvernement pour relancer la croissance.

Il s'agit de la deuxième grève en une semaine contre le gouvernement de droite de Kyriakos Mitsotakis, au pouvoir depuis juillet après quatre ans de gouvernance de la gauche d'Alexis Tsipras. Le nouveau gouvernement a promis une «nouvelle ère» pour les investissements en Grèce et une croissance de plus de 2% ces prochaines années.

Les bateaux étaient à l'ancre mercredi et aucune liaison maritime n'était prévue entre le continent et les îles de la mer Egée (est) ou Ionienne (ouest) en raison du débrayage des marins à l'appel de leur puissant syndicat, le Pno.

Importants embouteillages

Des embouteillages énormes s'étaient formés à Athènes en raison de la grève des employés du métro. Des arrêts de travail des employés des bus et des tramways avaient eu lieu tôt le matin, les syndicats réclamant «la signature des conventions collectives». Aucun bulletin d'information ne devait être diffusé durant 24 heures alors que la Fédération des journalistes, la Poesy, s'est également jointe au mouvement.

La grève touchait aussi les banques, qui étaient fermées mercredi, et les chemins de fer. Les liaisons du train interurbain entre Athènes et l'aéroport international Elefthérios Venizélos ne seront pas assurées jusqu'à jeudi 5 heures.

Seuil minimum

La Confédération des travailleurs du privé, la Gsee, la plus grande centrale du pays, a appelé à des rassemblements dans le centre de la capitale en fin matinée pour dénoncer «la suppression des conventions collectives et le mainmise sur les syndicats». Le projet de loi prévoit un seuil minimum, de plus de 50% des présents dans une assemblée générale d'un syndicat, pour enclencher une grève.

Les syndicats dénoncent également la nouvelle loi, votée au Parlement par la majorité gouvernementale en août, en pleines vacances estivales, «facilitant les licenciements» dans le privé.

La Confédération des salariés du public, l'Adedy, qui avait observé une grève mardi dernier ayant perturbé le fonctionnement des hôpitaux, écoles et tribunaux et mobilisé plus de 7000 personnes lors des rassemblements, a appelé de nouveau à des arrêts de travail mercredi en fin matinée.

(AFP)

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