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FOOTBALLLa Grèce, premier test pour la Suisse en 2013

Le match amical de mercredi à Athènes lance l'année capitale qui attend la Suisse de Hitzfeld.

Ottmar Hitzfeld et les joueurs suisses à Athènes.

Ottmar Hitzfeld et les joueurs suisses à Athènes.

Pour l’équipe de Suisse, l’année 2013 peut être encore plus douce que ne l’a été 2012. L’exercice débutera mercredi par un match amical en Grèce, avant de se poursuivre, dès mars, par la reprise d’éliminatoires du Mondial 2014 fort bien emmanchés.

La Suisse présente un bilan 2012 plus que réjouissant de six victoires (notamment contre l’Allemagne et la Croatie), un nul et deux défaites (notamment contre l’Argentine de Messi). Elle est en tête de son groupe qualificatif avec dix points en quatre matches (un seul but concédé), aura l’occasion d’asseoir son leadership à l’occasion de deux rencontres contre Chypre (mars et juin), s’offrira un gala en amical contre le Brésil (août) et se lancera dans le sprint final vers la Coupe du monde (septembre et octobre), avec de très bonnes chances d’avoir le sourire au terme de la campagne.

Le moral est ainsi au beau fixe dans la sélection d’Ottmar Hitzfeld, à part les quelques tracas devenus habituels concernant le temps de jeu de certains titulaires comme Tranquillo Barnetta, Ricardo Rodriguez, Eren Derdiyok, Xherdan Shaqiri (forfait pour la Grèce) ou Granit Xhaka. La partie au stade Karaiskaki servira entre autre à maintenir ces joueurs-là dans le rythme de la compétition.

Duels internes

Elle permettra également d’avancer sur certains dossiers, comme celui du gardien de but. Un poste que se disputent Marco Wölfli et Yann Sommer puisque Diego Benaglio sera suspendu pour la partie à Chypre. «La course entre les deux est ouverte», affirme Hitzfeld. Mais, Sommer ayant été aligné en novembre à Sousse contre la Tunisie, Wölfli semble tenir la corde pour mercredi.

Autre duel interne, celui entre Rodriguez et Reto Ziegler sur le flanc gauche de la défense. L’ancien Zurichois, choix no 1 du sélectionneur, n’est que remplaçant à Wolfsburg tandis que le Vaudois vient de retrouver Fenerbahçe, un club où il va sans doute tenir un rôle important. Ziegler n’avait pas véritablement saisi sa chance en Tunisie, saura-t-il le faire au Pirée?

En l’absence de l’indiscutable Shaqiri dans le couloir offensif droit, le jeune Izet Hajrovic, retenu pour la première fois en novembre dernier, pourra sans doute se montrer. Et les attaquants Mario Gavranovic ou Admir Mehmedi seraient bien inspirés de frapper un grand coup tandis que Derdiyok, certes présent à Athènes, ne jouera pas ou peu (il est légèrement blessé).

Le morceau grec

Rarement enthousiasmantes, les rencontres amicales livrent cependant souvent quelques précieux enseignements. D’autant plus lorsque l’adversaire est du calibre de la Grèce. Souvent décrié pour son style ennuyeux, le «Bateau pirate» n’en demeure pas moins un gros morceau. Championne d’Europe 2004, quart de finaliste de l’Euro 2012, présente à celui de 2008 tout comme au Mondial 2010, la sélection aujourd’hui dirigée par le Portugais Fernando Santos affiche un palmarès que beaucoup de pays peuvent lui envier, la Suisse en premier lieu.

Et, l’air de rien, elle est toujours dans le coup pour un billet au Brésil, partageant la tête de sa poule avec la Bosnie-Herzégovine, où elle se rendra en mars pour un duel au sommet. Cet amical sera en ce sens un test que les Grecs ne prendront pas complètement à la légère. Un succès de l’équipe de Hitzfeld serait alors, même s’il compte pour beurre, tout sauf insignifiant.

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