Publié

Crise de la detteLa Grèce s'engage à accélérer les réformes

Le gouvernement grec s'est engagé à présenter dans les tout prochains jours une «liste complète de réformes» à ses partenaires européens, pour reprendre la main et obtenir le plus rapidement possible l'argent.

Alexis Tsipras: «La Grèce va soumettre ses propres réformes structurelles, que nous allons mettre en oeuvre.»

Alexis Tsipras: «La Grèce va soumettre ses propres réformes structurelles, que nous allons mettre en oeuvre.»

AFP

La Grèce va présenter «une liste complète de réformes précises dans les prochains jours», ont fait savoir les institutions européennes tôt vendredi.

La procédure est à nouveau «sur les rails» pour assurer le sauvetage du pays, s'est réjoui de son côté Alexis Tsipras.

«Il est clair que la Grèce n'est pas contrainte d'appliquer les mesures d'austérité» acceptées par le précédent gouvernement en contrepartie du plan d'aide, a relevé le premier ministre grec. Il rendait compte de trois heures et demie de négociations avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande et les présidents des institutions européennes.

«La Grèce va soumettre ses propres réformes structurelles, que nous allons mettre en oeuvre», a poursuivi Alexis Tsipras. Il s'est dit «plus optimiste» désormais, ayant constaté «que tout le monde a confirmé son intention de faire de son mieux pour surmonter les difficultés de l'économie grecque au plus vite».

Selon le premier ministre grec, tous les participants à la réunion se sont dits prêts à oeuvrer au rétablissement des capacités de financement de la Grèce pour lui éviter le risque de banqueroute dès le mois prochain.

Précision revendiquée

La Grèce «aura la main sur les réformes», et les engagements pris lors de l'Eurogroupe du 20 février ont été réaffirmés, avec l'objectif «de conclure aussi vite que possible», «dans un esprit de confiance réciproque», indique la déclaration, publiée au terme de cette réunion.

Alexis Tsipras avait demandé ce rendez-vous au plus haut niveau politique pour sortir de l'impasse ou s'enfonçaient Athènes et ses partenaires, ravivant les inquiétudes sur le risque d'une sortie du pays de l'euro. La réunion a été organisée par le président du Conseil, Donald Tusk, en marge d'un sommet des 28 à Bruxelles.

«Nous n'avons pas parlé de chiffres ou d'engagements précis», a indiqué Angela Merkel devant les médias. «Il a été demandé (aux dirigeants grecs) d'être plus précis sur les réformes et de demander qu'elles soient présentées plus rapidement que prévu», a expliqué pour sa part François Hollande, insistant sur le fait que «la notion d'accélération a été souhaitée et par les uns et les autres».

Aucune date évoquée

«Les discussions politiques ont lieu à Bruxelles, les missions de vérification à Athènes», précise le texte des institutions. Le document indique que «l'Eurogroupe est prêt à se réunir à nouveau dès que possible» pour étudier ces projets de réforme. Angela Merkel a toutefois dit ne pas savoir combien de temps cet examen prendrait et n'a pas avancé de date concernant une nouvelle tranche d'aide.

(ats)

Votre opinion