Crise migratoire: La Grèce va renvoyer en Turquie 300 migrants

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Crise migratoireLa Grèce va renvoyer en Turquie 300 migrants

Des ressortissants marocains, tunisiens et algériens vont devoir retourner en Turquie, entre mardi et mercredi.

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Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)

Une embarcation bascule dans la mer au large des côtes libyennes. Le cliché a été pris par les gardes-côtes italiens. (Dimanche 29 mai 2016)

Marina Militare, Reuters
Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).

Un homme enroulé dans une couverture sur l'île de Lesbos, en Grèce, le 15 avril 2015. Le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée se sont rendus sur l'île le 16. (Vendredi 15 avril 2016).

Keystone
Athènes a commencé jeudi à évacuer du port du Pirée des centaines de migrants. (Jeudi 31 mars 2016)

Athènes a commencé jeudi à évacuer du port du Pirée des centaines de migrants. (Jeudi 31 mars 2016)

Keystone

Athènes a renvoyé mardi en Turquie environ 150 migrants, surtout des ressortissants marocains, tunisiens et algériens. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de «l'accord de réadmission» signé entre les deux pays en 2002, a-t-on appris de source du ministère de la Protection du citoyen.

Au total, 308 migrants doivent être renvoyés en Turquie mardi et mercredi. «La moitié (d'entre eux) ont été renvoyés mardi», selon cette source ayant requis l'anonymat. Cette source n'a pas précisé s'il était prévu dans les prochains jours d'autres renvois de migrants en Turquie.

Début janvier, quelque dizaines de migrants des pays du Maghreb avaient déjà été renvoyés en Turquie, a rappelé cette source. En vertu de l'accord bilatéral de 2002, la Grèce a tenté à plusieurs reprises de renvoyer des migrants en Turquie, d'où ils avaient gagné la Grèce et puis vers d'autres européens, mais Ankara a souvent refusé de les accueillir.

Accord à réactiver

Sur fond de la crise migratoire et de l'afflux des centaines de milliers de migrants et réfugiés en Grèce, le gouvernement a appelé à plusieurs reprises ces derniers mois Ankara à réactiver et appliquer cet accord.

«Il faut actualiser cet accord avec la Turquie (...) s'il n'y pas de coopération avec la Turquie, on n'aura pas de résultat substantiel sur la réduction du flux migratoire», a encore souligné lundi le Premier ministre grec Alexis Tsipras lors d'un entretien à la chaîne de télévision grecque Star.

Un sommet entre l'Union européenne (UE) et la Turquie est prévu le 7 mars à Bruxelles ayant comme objectif d'entreprendre une action commune avec Ankara pour endiguer la plus grave crise migratoire dans l'histoire de l'UE.

Participation turque

Pour Athènes, la crise migratoire ne peut pas être résolue sans la participation de la Turquie, d'où arrivent la grande majorité des migrants sur les îles grecques grâce à de nombreux réseaux de trafiquants. Alexis Tsipras a assuré que la compagnie Turkish Airlines proposait des billets entre le Maroc et la Turquie à 50 euros».

Le ministre turc des Affaires étrangères Mavlüt Cavusoglou doit effectuer une visite à Athènes vendredi, à trois jours du sommet UE-Turquie à Bruxelles, pour discuter de ce sujet avec les responsables grecs.

(ats)

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