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FrancfortLa grève des contrôleurs de l'aéroport a repris

La grève des contrôleurs au sol de l'aéroport de Francfort, le premier d'Allemagne et le troisième d'Europe, a repris vendredi à 8 heures. Une trêve du conflit salarial est prévue samedi et dimanche.

Jeudi 172 décollages et atterrissages ont été annulés à Francfort.

Jeudi 172 décollages et atterrissages ont été annulés à Francfort.

Keystone

Les contrôleurs au sol de l'aéroport de Francfort ont déjà mené une grève jeudi de 15 heures à 22 heures. Le mouvement a repris vendredi matin à 8 heures et doit durer jusqu'à 22 heures. La première compagnie aérienne allemande Lufthansa, qui a son hub à Francfort, a prévu d'annuler 250 vols vendredi.

Fraport compte cependant assurer «plus de 50%» des mouvements d'avions prévus dans la journée, selon le porte-parole. Jeudi 172 décollages et atterrissages ont été annulés à Francfort, dont 100 de Lufthansa, lors d'un premier débrayage de sept heures des contrôleurs au sol, un personnel représentant moins de 200 personnes mais dont l'importance est cruciale pour gérer les mouvements des appareils.

Concernant la Suisse, deux liaisons avec Bâle, deux liaisons avec Zurich ainsi que quatre liaisons avec Genève ont été supprimées.

Fraport a déclaré avoir assuré «environ 70%» des mouvement d'avions prévus jeudi durant les heures du débrayage. Par ailleurs les passagers de vols intérieurs de Lufthansa et d'Air Berlin annulés ou retardés peuvent prendre le train gratuitement pour le même trajet, en vertu d'un accord de coopération entre la Deutsche Bahn et les deux compagnies aériennes allemandes.

Négociations au point mort

Le gérant aéroportuaire a de nouveau appelé vendredi le syndicat des contrôleurs aériens GdF «à revenir à la table des négociations et se montrer disposé à faire des compromis», selon un communiqué.

Les négociations ont été rompues cette semaine, Fraport jugeant les revendications de GdF trop gourmandes en termes de hausses de salaires, bonus et temps de travail.

La poursuite de la grève pendant le week-end «n'est pas prévue», a déclaré Dirk Vogelsang, responsable syndical. «Cela va donner du temps pour la réflexion» a-t-il ajouté. GdF n'a cependant pas l'intention de céder d'un pouce: «La balle est dans le camp de Fraport pour revenir à la table des négociations», selon Dirk Vogelsang, rappelant que la société a refusé une solution apportée par une médiation.

«Il n'y a pas de dialogue actuellement» entre Fraport et GdF, mais «les grandes compagnies aériennes ne pourront pas se permettre d'attendre encore longtemps», a-t-il encore estimé.

(AFP)

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