Épizootie: La grippe aviaire est arrivée en Suisse
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ÉpizootieLa grippe aviaire est arrivée en Suisse

Un premier cas du virus HPAI H5N4 a été découvert chez une mouette dans le canton de Schaffhouse. Les autorités s’y attendaient et ont déjà pris des mesures pour protéger la volaille domestique.

par
Michel Pralong
C’est sur une mouette que le premier cas de l’hiver de grippe aviaire a été détecté.

C’est sur une mouette que le premier cas de l’hiver de grippe aviaire a été détecté.

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L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a annoncé ce 5 décembre la découverte d’un premier cas cet hiver de grippe aviaire HPAI H5N4. Sur une mouette, dans le canton de Schaffhouse, précise le communiqué. «L’arrivée de la grippe aviaire en Suisse était attendue après la mise en évidence du virus chez un cygne et une corneille à proximité de la frontière suisse», écrit l’OSAV.

Du coup, en concertation avec les cantons, des mesures ont déjà été prises pour protéger la volaille domestique et elles sont en vigueur depuis le 25 janvier dans les régions bordant le lac de Constance et le long du Rhin.

Les volailles de la région doivent ainsi être nourries et abreuvées uniquement dans des locaux qui ne sont pas accessibles aux oiseaux sauvages. Il faut protéger les aires de sorties avec des filets. Si on ne peut pas le faire, il faut garder les volailles dans des locaux fermés. L’OSAV demande aux éleveurs de changer de chaussures et d’enfiler un survêtement réservé à cet usage avant de pénétrer dans ces locaux et de se désinfecter les mains régulièrement. Rappelons que, selon les connaissances actuelles, ce virus n’est pas transmissible à l’homme. Les détenteurs de volaille qui ne sont pas encore enregistrés doivent s’annoncer au plus vite aux autorités cantonales.

Ne pas toucher un oiseau mort

Ces mesures sont jugées pour l’instant suffisantes et s’appliquent jusqu’au 15 mars 2021. L’état de santé des volailles doit être étroitement surveillé dans cette région. Si certaines tombent malades ou meurent, il faut immédiatement informer les services vétérinaires cantonaux.

Toute personne qui trouve un cadavre d’oiseau ne doit pas le toucher et aviser le poste de police ou le garde faune le plus proche.

Ce virus, H5N4, n’est pas le même que celui qui touche le sud-ouest de la France (H5N8) et où des centaines de milliers de volailles ont dû être abattues pour éviter une propagation.

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