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CriminalitéLa guerre aux bancomats trafiqués est déclarée

Une campagne nationale sera lancée prochainement par la ville et le canton de Zurich contre le piratage de données des cartes bancaires via le «skimming».

Alors qu'en 2009, on comptait 32 cas de «skimming», ce nombre est passé à 132 en 2010 et plus de 450 selon un décompte pour les onze premiers mois de 2011.

Alors qu'en 2009, on comptait 32 cas de «skimming», ce nombre est passé à 132 en 2010 et plus de 450 selon un décompte pour les onze premiers mois de 2011.

Keystone

Le canton et la ville de Zurich vont lancer prochainement une campagne nationale contre le «skimming». Cette action est soutenue par plusieurs partenaires privés et semi-publics comme les banques, PostFinance ou les CFF. Les vols grâce à des bancomats manipulés se chiffrent en millions de francs.

La campagne devrait être lancée dans la première moitié de 2012, a indiqué Martin Sorg, porte-parole de la police cantonale zurichoise, confirmant une information de la «SonntagsZeitung». Des affiches et d'autres supports médias seront utilisés dans toute la Suisse. La coordination de cette campagne reviendra aux polices cantonale et municipale de Zurich.

En vogue depuis 2009

Le «skimming» consiste à manipuler les bancomats afin de s'arroger des données de cartes bancaires. Les données sont ensuite envoyées à des complices qui «clonent» les cartes. Cette pratique est en vogue depuis environ deux ans en Suisse. Alors qu'en 2009, on comptait 32 cas de «skimming», ce nombre est passé à 132 en 2010 et plus de 450 selon un décompte pour les onze premiers mois de 2011.

Mais grâce aux mesures déjà prises, les vols par ce biais commencent à reculer. Le nombre de cas de «skimming» est passé de 2- 3 par jour à deux par semaine actuellement, avait indiqué début novembre SIX Card Solutions, spécialiste du traitement des transactions bancaires.

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