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MœursLa guerre contre la cravate a repris dans le monde politique

Mardi, Jean-Luc Mélenchon et les députés mâles de La France insoumise sont arrivés à l’Assemblée nationale sans cravate. Leur révolte n’est pas neuve: la cravate en politique, c’est un vieux sac de nœuds.

par
Michel Audétat

L’habit ne fait peut-être pas le moine, mais il pourrait faire le parlementaire si l’on en croit certaines réactions que viennent de susciter les députés mâles de La France insoumise et leur leader, Jean-Luc Mélenchon. Mardi, ils ont piétiné les codes vestimentaires de l’Assemblée nationale en arrivant au Palais Bourbon sans cravate. On s’en est indigné. On s’en est moqué. On l’a beaucoup commenté. C’était un geste politique auquel Jean-Luc Mélenchon a prêté un sens révolutionnaire: «Il y a eu autrefois dans l’Assemblée des sans-culottes, il y aura aujourd’hui des sans-cravates…»

Cravate et politique forment un vieux couple. Sous la Révolution française, déjà, Marat considérait la cravate comme un symbole de l’aristocratie à abattre. Puis, dans les années 1840, elle fut au cœur du conflit entre conservateurs, arborant la cravate de soie blanche, et libéraux qui avaient opté pour la cravate noire. On n’en était pas encore à la cravate rouge, comme celle que Jean-Luc Mélenchon a portée tout au long de ses dernières campagnes électorales: il ne l’a retirée que pour s’asseoir sur les bancs de l’Assemblée nationale. Cravate et politique, c’est tout un sac de nœuds.

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