30.11.2012 à 13:29

ConsommationLa hotte du Père Noël est plus chère en Suisse

Les jouets achetés en Suisse se révèlent en moyenne 21% plus chers qu'en France. Ils sont également plus onéreux qu'en Allemagne et en Autriche, de 24% et 26% respectivement.

Keystone

Sans surprise, le père Noël a avantage à remplir sa hotte à l'étranger.

Par rapport à l'Italie toutefois, leurs prix sont légèrement moins élevés, d'un petit pourcent, relèvent les organisations de consommateurs suisses dans un communiqué publié vendredi.

Ces résultats émanent d'une statistique reposant sur un panier de 44 produits communs aux cinq pays en question. A l'approche des fêtes de fin d'année, la Fédération des consommateurs (FRC) et ses consoeurs tessinoise et alémanique ont examiné le prix de 117 jouets au total pour concocter leur baromètre.

Elles ont également passé sous leur loupe de recherche 30 jeux sélectionnés dans quatre enseignes suisses et trois françaises. Résultats, encore plus marqués: les jouets les plus avantageux se dénichent chez Leclerc, dans l'Hexagone. Les plus coûteux chez Franz Carl Weber ( 42%), en Suisse.

Entre les deux distributeurs, figurent JouéClub ( 2%) et La Grande Récré ( 15%), tous deux outre-Jura. Suivent le groupe américain Toys«R«Us ( 18%), Manor ( 40%) et Coop ( 41%) de ce côté-ci de la frontière.

Toys«R«Us, moins cher

Dans la comparaison Allemagne-Suisse, c'est Toys«R«Us qui remporte la bataille des prix. Idem, dans l'analyse avec l'Autriche. Les Suisses tirent par contre leur épingle du jeu par rapport à leurs concurrents italiens. Toys«R«Us Suisse affiche les meilleurs prix.

Cette société arrive en tête également sur le territoire helvétique. Viennent ensuite Manor et Coop, présentant des prix semblables, puis Franz Carl Weber.

Réagissant sur ces différences de prix pratiquées en Suisse et à l'étranger, Toys«R«Us fait part de sa volonté de garantir des prix conformes au marché. Avant de préciser que, «compte tenu du niveau nettement plus élevé des coûts en Suisse, il peut naturellement en résulter un prix final tendanciellement un peu plus élevé».

Et la firme de citer plusieurs explications à ces écarts, tels que frais de douanes, transports plus longs ou encore coûts de personnel et de publicité plus élevés. Manor invoque des raisons similaires, tout en soulignant encourager les importations parallèles et «mener des pourparlers intenses et réguliers» avec ses fournisseurs pour répercuter les avantages de prix liés à la vigueur du franc.

De même, Franz Carl Weber mentionne des salaires et des charges autres qu'en Europe, ainsi qu'un service plus spécifique pour conseiller sa clientèle. Sollicité également par les organisations de consommateurs, Coop n'a pas pris position.

(ats)

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