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SoleureLa justice classe l'affaire du «Gang des chambres à coucher»

Faute de preuves, le procureur de Soleure a classé la procédure pénale contre l'homme présumé responsable du «gang des chambres à coucher». Il était soupçonné d'avoir assassiné une octogénaire de 81 ans.

Les soupçons de participation au cambriolage et au meurtre de l’octogénaire n’ont pas pu être confirmés.

Les soupçons de participation au cambriolage et au meurtre de l’octogénaire n’ont pas pu être confirmés.

Keystone

Le procureur du canton de Soleure classe la procédure pénale ouverte contre un Kosovare de 42 ans soupçonné d’avoir assassiné une femme de 81 ans en 1992 à Gerlafingen (SO). L’homme est considéré comme le chef présumé du «gang des chambres à coucher».

Les soupçons de participation au cambriolage et au meurtre de l’octogénaire n’ont pas pu être confirmés, a indiqué lundi le procureur. Les techniques les plus modernes n’ont pas permis de prouver la présence du suspect sur le lieu du crime.

L’homme est actuellement en détention dans le canton de Thurgovie pour d’autres délits qui n’ont rien à voir avec le «gang des chambres à coucher». Il sera expulsé de Suisse une fois qu’il aura purgé sa peine.

Peine jamais purgée

Le gang a frappé en 1992. En 1995, le chef présumé a été condamné à 15 ans de réclusion pour une série de cambriolages effectués avec sa bande. En raison d’un oubli, le jugement n’a jamais été publié. L’homme ne purgera donc jamais cette peine et cette partie de l’affaire a été classée.

L’affaire du meurtre de l’octogénaire à Gerlafingen a été relancée en 2010. L’enquête a repris. Pour pouvoir inculper le Kosovare, le procureur devait prouver que l’homme était bien sur les lieux du crime et qu’il avait prémédité de tuer la victime.

De nombreux témoins ont été entendus 20 ans après les faits. Aucun élément nouveau n’est ressorti. La présence de l’homme sur les lieux du crime n’a pas pu être prouvée. L’affaire est donc classée.

(ats)

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